<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811</id><updated>2012-01-21T12:02:51.617+01:00</updated><category term='Rentrée Littéraire'/><title type='text'>Blogborygmes sauce Chutney</title><subtitle type='html'>Papivore passionnée, Chutney adore ou écharpe les livres qui lui passent entre les mains au travers de critiques parfois impitoyables mais toujours sincères.
Aspirante écrivain avec déjà un manuscrit refusé par les éditeurs parisiens mention encouragements, Chutney ne perd pas espoir et a commencé à écrire le deuxième...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>54</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-3770933086996075136</id><published>2007-10-29T20:53:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T03:41:54.297+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rentrée Littéraire'/><title type='text'>Et une moule frites pour la douze!</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5126849490357528178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RyY6csGnJnI/AAAAAAAAADM/9kPTNNF8X0E/s320/18_nydiet_lgl.jpg" border="0" /&gt;Dur, dur d’assumer que le livre le plus porté aux nues de la rentrée vous a fait ronfler dessous la table mais bon je me lance : Non je n’ai pas aimé « La physique des catastrophes » de Marisha Pessl.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Le silence se fait, les têtes se tournent vers moi, m’inquisitionnent, me détaillent, me décortiquent, me méprisent sans ciller, me font et me défont pour ne laisser de moi qu’un gaz suspendu dans l’air. Pschiit…….. Quelqu’un aurait parlé ?&lt;br /&gt;Oui, oui je me permets d’insister, à cause du prix tout d’abord, à cause des vessies ensuite que j’ai été la première à avaler sans examen préalable et qui continuent de me ballonner.&lt;br /&gt;On nous criait au génie et j’ai foncé bêtement, faisant fi de quelques années d’apprentissage au niveau foutrage de margoulette des services marketing et autres consorts de la presse parisienne, négligeant la taille du pavé (plus de 600 pages écrites toute petites) et l’embarras dans le métro quand vous sortez votre parpaing de votre sac tout avachi au milieu d’une foule compacte quoiqu’hétérogène et pour le moins dédaigneuse.&lt;br /&gt;Mais négligeons l’aspect pratique et financier pour ne s’en tenir qu’au texte lui-même et relativisons : l’auteur n’a que 28 ans et de ce point de vue là il est effectivement admirable de constater le niveau culturel de la demoiselle et sa maturité ; l’écriture est belle, souvent drôle et bien ficelée mais on avance dans le livre comme une mouche engluée dans une polenta camembert !&lt;br /&gt;Une idée en fait venir une autre et de digression en digression je me suis souvent surprise à lire en mode automatique c'est-à-dire sans que mon cerveau n’arrive à intégrer, à ingérer et digérer ce que je lisais.&lt;br /&gt;Très décevant au niveau de l’estime de soi quand on referme le livre et qu’on comprend que l’on a rien compris. A la relecture, rien à faire, je ne passais jamais la seconde, figée sur l’embrayage, faisant patiner le moteur cérébral dans un crissement infernal.&lt;br /&gt;Poussée par la curiosité et relativement triste de me sentir hors jeu, un rien sur la béquille, j’ai lu la critique du Magazine Lire, qui intelligemment dévoilait le nœud de l’intrigue et pour ainsi dire l’issue du roman. Je compris alors que m’étant arrêtée à la page 283, je n’étais pas encore arrivée au centre de l’intérêt du roman et que donc peut être qu’une fois l’action développée mon cerveau accepterait enfin de débrayer.&lt;br /&gt;Hélas! Mille fois hélas! Nul débrayage à l'horizon, force fut de constater qu'une bielle avait été coulée et qu'une jachère de quelques semaines ou mois s'imposait.&lt;br /&gt;Mange tes moules Marisha, ca va refroidir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-3770933086996075136?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/3770933086996075136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=3770933086996075136' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/3770933086996075136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/3770933086996075136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2007/10/et-une-moule-frites-pour-la-douze.html' title='Et une moule frites pour la douze!'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RyY6csGnJnI/AAAAAAAAADM/9kPTNNF8X0E/s72-c/18_nydiet_lgl.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-6906242851815099143</id><published>2007-08-30T16:01:00.001+02:00</published><updated>2008-12-11T03:41:54.538+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rentrée Littéraire'/><title type='text'>Douze fois par jour</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RtbN7tpuDPI/AAAAAAAAABs/WexmMZDUyQg/s1600-h/42-18423742.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5104493653421591794" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RtbN7tpuDPI/AAAAAAAAABs/WexmMZDUyQg/s320/42-18423742.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Chouette, revoilou la rentrée littéraire avec son cortège que dis-je, son armada d'opuscules tout beaux tout chauds... Cette année, 727 romans (493 français, 234 étrangers dont 102 nouveaux auteurs rien que ça), vont venir fleurir les devantures de nos librairies et flétrir nos maigriots revenus; mais est-ce bien la peine de prendre l'air étonné puisque cela est devenu, depuis quelques années, le marronnier préféré des revues littéraires et autres échos culturels.&lt;br /&gt;En ce mois de septembre, il va y avoir comme qui dirait du sport.&lt;br /&gt;Camille Laurens cassera t'elle la figure de Marie Darrieussecq? Mazarine Pingeot finira t'elle ses jours au rayon Gros électroménager-réfrigérateur-congélateurs du Darty de Chinon? Yasmina Reza verra t'elle s'envoler ses PV accumulés depuis l'année dernière? Amélie Nothomb finira t'elle par retourner d'où elle vient? Günter Grass fera t'il pâlir d'envie Jonathan Littell avec ses mémoires de SS? Dominique de Villepin réussira t'il a réunir suffisamment d'argent pour payer son avocat?&lt;br /&gt;Une rentrée forte en goût, limite remugle mais bon, avec douze romans à lire par jour (et oui la rentrée littéraire ne dure que deux mois!) pour venir à bout de cette dantesque production il fallait bien quelques piments savamment disséminés!&lt;br /&gt;A vos marques, prêt lisez!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-6906242851815099143?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/6906242851815099143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=6906242851815099143' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/6906242851815099143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/6906242851815099143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2007/08/douze-fois-par-jour.html' title='Douze fois par jour'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RtbN7tpuDPI/AAAAAAAAABs/WexmMZDUyQg/s72-c/42-18423742.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-817619675505985311</id><published>2007-05-23T18:29:00.001+02:00</published><updated>2008-12-11T03:41:54.689+01:00</updated><title type='text'>Amère loque</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RlRsFQXhs2I/AAAAAAAAABk/Jbf1_v2l4jI/s1600-h/winkie_cover.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5067794318247441250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RlRsFQXhs2I/AAAAAAAAABk/Jbf1_v2l4jI/s320/winkie_cover.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Winkie est un nounours des années 30, l’une des rares peluches à pouvoir cligner des yeux lorsqu’on la penche. Sa vie n’a été jusqu’alors qu’une longue succession d’amours suivie d’abandons. Tour à tour les enfants des enfants des enfants l’ont chéri puis délaissé jusqu’à sombrer petit à petit dans l’oubli d’une étagère poussiéreuse.&lt;br /&gt;Amoché par la vie et par les angoisses infantiles, Winkie n’a gardé d’intact que le cœur.&lt;br /&gt;Quel adulte que nous sommes devenus n’a pas été cet enfant persuadé que son fidèle compagnon de chiffon était doué de vie ? Quel enfant n’a pas ardemment souhaité pouvoir nouer une relation surnaturelle avec ce confident du quotidien ?&lt;br /&gt;Clifford Chase surfe sur ce désir fou, sur cette croyance puérile pour mettre en scène l’éveil de son héros de poils et de son fabuleux affranchissement.&lt;br /&gt;Un beau matin, Winkie s’évade, mange des baies pour la première fois puis défèque.&lt;br /&gt;Il acquiert progressivement les rudiments d’une vie d’homme puis fuit vers les sommets boisés d’une montagne reculée. Le lecteur accède alors au plus beau passage de ce livre, la naissance miraculeuse de bébé Winkie, enfant fruit de la solitude et des désillusions. Petit être de bourre et d’étoffe, mystère de la nature, peluche canonisable que la concupiscence de l’homme, rapace saccageur, finira par détruire.&lt;br /&gt;N’est pas bestial qui croit.&lt;br /&gt;Ces pages sont d’une rare intensité et c’est à regrets, comme sonné que le lecteur arrive dans les lumières crues des salles d’interrogatoires du FBI.&lt;br /&gt;Brusquement Winkie est arrêté avec force hélicoptères, porte-voix et scénario à la Oliver Stone. Le contexte espiègle et mièvre bascule alors dans l’horreur carcérale et dans son maelström d’incohérence et de contradictions.&lt;br /&gt;Winkie devient de par sa différence, le coupable idéal de tous les maux de l’univers et prend peu à peu la tournure d’un Jésus-Christ super star sur le dos duquel viennent se déverser toutes les haines et insatisfactions d’un système judiciaire perverti et dépassé.&lt;br /&gt;Plus de 9000 chefs d’accusation viennent noyer ce petit ours décrépit qui finalement n’est plus que le triste jouet d’une justice délirante plus immature que l’inculpé lui-même ne saurait l’être.&lt;br /&gt;Triste Amérique vue de par le regard impitoyable du plus innocent des témoins de notre siècle cacochyme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-817619675505985311?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/817619675505985311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=817619675505985311' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/817619675505985311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/817619675505985311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2007/05/amre-loque.html' title='Amère loque'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RlRsFQXhs2I/AAAAAAAAABk/Jbf1_v2l4jI/s72-c/winkie_cover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-7550921115961166857</id><published>2007-02-22T18:02:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T03:41:55.024+01:00</updated><title type='text'>Le retour du cornichon masqué</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/Rd3M4J6TLpI/AAAAAAAAABU/bv_q4mjDDiE/s1600-h/pickles.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5034405223575269010" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/Rd3M4J6TLpI/AAAAAAAAABU/bv_q4mjDDiE/s320/pickles.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Depuis quelques semaines, une histoire de cornichon, à ne pas prendre avec des pincettes, défraye la chronique et défrise quelques lecteurs naïfs comme moi.&lt;br /&gt;Résumons : « &lt;em&gt;Des cornichons au chocolat&lt;/em&gt; » est un roman d’apprentissage écrit en 1983 par une adolescente du nom de Stéphanie. Elle y raconte mieux qu’un Florian Zeller, la difficulté d’être quand on a 13 ans, les parents en désaccords, les fugues, le collège, la solitude…&lt;br /&gt;Stéphanie est rapidement devenue un modèle pour les fillettes comme moi qui aujourd’hui on la trentaine. On se sentait comprise, sœurs de sang (celui aussi des premières règles et de ce que cela implique de devenir femme quand on vit encore son corps d’enfant).&lt;br /&gt;Stéphanie était devenue une pote, une bonne copine, l’amie que l’on aurait toutes souhaité avoir.&lt;br /&gt;A l’époque, dans la préface du roman, un certain Philippe Labro applaudissait à tout rompre le talent et l’ingénuité de cette petite, saluant ce qui allait devenir selon lui un futur grand écrivain.&lt;br /&gt;Lorsque j’ai appris par voie de presse il y a quelques jours que Stéphanie n’était autre que Philippe Labro lui-même, j’ai reçu en plein cœur une flèche de haute trahison.&lt;br /&gt;Stéphanie, ma Stéphanie, notre Stéphanie non seulement n’existait pas et n’avait jamais existé mais en plus elle était un homme !&lt;br /&gt;Imposture littéraire mais au niveau le plus vil qui soit !&lt;br /&gt;On ne touche pas si facilement aux héros de notre enfance…&lt;br /&gt;Gary, dix ans plus tôt publiait sous le pseudonyme d’Ajar « &lt;em&gt;La vie devant soi&lt;/em&gt; », roman là aussi initiatique. Jusqu’à sa mort en 1980 il nia en être l’auteur ; tête sur le billot il renia ce qui fut sans doute l’un de ses plus beaux écrits.&lt;br /&gt;Noblesse oblige il n’en tira pas orgueil public.&lt;br /&gt;Labro fait aujourd’hui commerce frais de son roman dont les cornichons sont devenus aigres à ceux qui n’aiment pas être pris pour des andouilles, même au chocolat.&lt;br /&gt;Je rejoins ainsi les propos &lt;a href="http://www.lalettrine.com/article-5685694.html"&gt;d’Anne-Sophie&lt;/a&gt; sur son blog &lt;strong&gt;La Lettrine&lt;/strong&gt; où elle dit que Labro s’est pour le coup pris pour Laclos.&lt;br /&gt;Je pense qu’il aurait eu à gagner de garder pour lui ce secret littéraire plutôt que de réchauffer plus de vingt ans après une histoire aujourd’hui fanée.&lt;br /&gt;Bien entendu, je ne m’attaque pas à la liberté de l’écrivain, d’autres avant Labro se sont essayer avec succès au pseudonyme, à l’usurpation d’identité mais il y a quelque chose qui coince par deux fois à mes yeux.&lt;br /&gt;Petit un, un homme qui prend la voix d’une jeune fille pour s’adresser à un public féminin et jouer la carte de la confidence cela me fait penser à un vieux satire (mais c’est sans doute moi qui voit le mal partout) ; petit deux, le plus grave est que Labro ait fait preuve dans la préface du livre de 1983 de la plus complète autosatisfaction qui soit et qu’il réédite ce roman en espérant toucher à nouveau les royalties de son incommensurable talent.&lt;br /&gt;Attention à vous Monsieur Labro, à vouloir prendre vos lecteurs pour des cornichons on peut bien finir par être chocolat !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-7550921115961166857?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/7550921115961166857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=7550921115961166857' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/7550921115961166857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/7550921115961166857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2007/02/le-retour-du-cornichon-masqu.html' title='Le retour du cornichon masqué'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/Rd3M4J6TLpI/AAAAAAAAABU/bv_q4mjDDiE/s72-c/pickles.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-7401189116718993355</id><published>2007-01-24T18:47:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T03:41:55.166+01:00</updated><title type='text'>Mères d'encre</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RbedeLg9rsI/AAAAAAAAAA8/JyRypnqv4qI/s1600-h/Lange--mother%2520and%2520child--small.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5023657051167764162" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RbedeLg9rsI/AAAAAAAAAA8/JyRypnqv4qI/s320/Lange--mother%2520and%2520child--small.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;De la marâtre à la maman toujours la littérature chérira la mère.&lt;br /&gt;Adulées ou détestées, absentes ou étouffantes les écrivains ont trouvé en elles une source intarissable où ils ont trempé une plume bien souvent teintée d’amertume et de regrets.&lt;br /&gt;Peu importe l’age et le poids des années, lorsqu’on parle de sa mère c’est toujours avec le regard impitoyable de l’enfance.&lt;br /&gt;Fut-elle aimante, certains comme Romain Gary dans « La promesse de l’aube » ou Albert Cohen dans « Le livre de ma mère » les décrivent comme de véritables mantes religieuses, coupables d’une relation exclusive, d’un amour cruel car impossible qui les a laissé plus qu’orphelins, plus qu’inconsolables puisqu’ils sont devenus après la disparition de celles-ci, de véritables handicapés du sentiment. Gary constate « &lt;em&gt;il n’est pas bon d’être aimé, si jeune, si tôt. […] Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais&lt;/em&gt;.» Quand à Cohen, il dit « &lt;em&gt;c’est le seul faux bonheur qui me reste d’écrire sur elle. […] je reste seul, avec ma ridicule tendresse en chômage […] Elle est morte&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Tout aussi cruels sont les souvenirs de matrones au cœur sec et à la main leste.&lt;br /&gt;Toutes non pas l’envergure de la Folcoche d’Hervé Bazin ou de la Génitrix de Mauriac mais elles donnent à la littérature du genre une rare intensité. Personnages au charisme stupéfiant, elles phagocytent tout sur leur passage, chargent de maux leurs progénitures ne leur laissant que les mots de la haine pour se décharger à leur tour.&lt;br /&gt;Destructrices d’elles-mêmes par mille défauts d’égoïsme, de narcissisme, elles pensent aimer de la meilleure manière qui soit chez Japrisot par exemple dans « Visages de l’amour et de la haine» où la mère retient de force son fils au sein du foyer, l’écartant de toute existence sociale, le cantonnant à un état de santé malingre faisant de leur relation un jeu de sadisme réciproque ; ou celle-ci chez Julien Green dans « Mont-Cinère » dont la pingrerie amènera l’enfant vers une vie de torture et d’anéantissement.&lt;br /&gt;Les autres, les absentes, sont peut-être de toutes les plus incompréhensibles, les plus terrifiantes, celles qui ont plongé leurs rejetons dans un monde blafard de cruauté tandis que d’autres au même age s’enivraient du doux parfum de l’innocence.&lt;br /&gt;Décédée prématurément dans « Le voile noir » d’Anny Duperey, cette mère vient hanter de son souvenir l’enfant épargnée par la mort et lui fait vivre un cauchemar permanent. Celle du Meursault de Camus l’amènera jusqu’à la peine capitale.&lt;br /&gt;Ces femmes qui abandonnent errent dans les romans comme des sanglots roulant perpétuellement dans la gorge. Facteur d’une haine inextinguible dans « Les bébés de la consigne automatique » de Murakami Ryu, soleil impalpable et fantasque dans « Le rendez-vous » de Justine Levy, elles peuvent aussi n’être qu’une ombre, qu’une passante dédaigneuse comme dans l’« Enfance » de Nathalie Sarraute.&lt;br /&gt;Etre mère aujourd’hui comme hier, icône génératrice de toutes les passions de tous les affres aussi, qui trop embrasse mal étreint qui n’est jamais à la hauteur d’espérances inconnues, haut responsable d’un amour dit maternel, charge d’âme, madone parfois bien empruntée dans ce costume si grand qu’aucun amour ne suffirait à remplir convenablement. Etre maman, une épaule, une main…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-7401189116718993355?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/7401189116718993355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=7401189116718993355' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/7401189116718993355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/7401189116718993355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2007/01/mres-dencre.html' title='Mères d&apos;encre'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RbedeLg9rsI/AAAAAAAAAA8/JyRypnqv4qI/s72-c/Lange--mother%2520and%2520child--small.gif' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-5505010738590915652</id><published>2006-12-22T20:06:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T03:41:55.314+01:00</updated><title type='text'>Dans les petits souliers de Chutney</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RYwt9HKAedI/AAAAAAAAAAY/FxcsQYaBYag/s1600-h/pere%2520noel.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5011431013272811986" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RYwt9HKAedI/AAAAAAAAAAY/FxcsQYaBYag/s320/pere%2520noel.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ma merveilleuse petite Chutnette a enfin vue le jour à la fin du mois dernier.&lt;br /&gt;Après 41 semaines et 5 jours de gestation, les médecins ont décidé de la sortir de sa tanière manu militari à grands coups de scalpels et autres outils barbares faisant fi de toutes les images d’Épinal qu’une petite princesse était en droit d’attendre.&lt;br /&gt;Les deux mains accrochées au cordon ombilical dans une version gore de Tarzan la banane, elle à surgit dans la sphère glaciale du bloc opératoire, quittant à regrets les douces entrailles qui l’avaient jusqu’alors bercées et nourries.&lt;br /&gt;Ma tendre Chutnette est le plus beau de tous les cadeaux, de mon anniversaire où je découvrais son existence jusqu’à aujourd’hui, veille de Noël, elle n’a cessé de me faire des surprises, de m’émerveiller et de m’attendrir. Je lui dédicace ce blog en lui souhaitant d’aimer les livres aussi fort que sa maman les aime car c’est là aussi un amour étrange et pénétrant qui porte et qui transporte, qui vit sans préjugés et qui est une aventure intérieure intense et infinie.&lt;br /&gt;Afin de ne pas perdre mes bonnes habitudes et pour plagier quelques blogs littéraires qui proposent leur sélection de l’avent, voici ce que j’espère bien trouver sous mon sapin aux cotés de Sophie la Girafe et du « &lt;em&gt;J’élève mon enfant&lt;/em&gt; » de Laurence Pernoud.&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Séquence règlement de compte à O.K. Corral&lt;/strong&gt; : Afin de prolonger mon expérience au sein des ateliers d’écriture, le très violent « &lt;em&gt;A l’estomac&lt;/em&gt; » de Chuck Palahniuk.&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Emotions&lt;/strong&gt; : Pour revivre d’un point de vue inhabituel la terrible journée du 11 septembre 2001, le « &lt;em&gt;Extrêmement fort et incroyablement près&lt;/em&gt; » de Jonathan Safran Foer.&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Coup de gueule&lt;/strong&gt; : Pour revendiquer mon côté militant et promouvoir un monde où les femmes pourraient s’épanouir sans préjugés ni violences, le récit poignant de Virginie Despentes « &lt;em&gt;King Kong Théorie&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Avant que tout le monde se l’approprie sous les traits de Nicole Kidman :&lt;/strong&gt; la biographie de l’extra-ordinaire photographe Diane Arbus qui voulait photographier le diable.&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Pour en voire de toutes les couleurs&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Métaphysique du chien&lt;/em&gt; » de Philippe Ségur pour faire rire les longues journées d’hiver et découvrir un auteur français pas assez reconnu et connu du grand public.&lt;br /&gt;Voilà la petite sélection de Chutney, une vraie salade niçoise à déguster pour soi et à partager sans modération. Bientôt sur ce blog, la critique constructive de ces ouvrages si toutefois le père Noël a eu le temps de passer à la FNAC… Avis aux intéressés…&lt;br /&gt;Je vous souhaite à toutes et tous de très belles fêtes, de l’amour et de la joie en pagaille.&lt;br /&gt;Offrez des livres !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-5505010738590915652?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/5505010738590915652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=5505010738590915652' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/5505010738590915652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/5505010738590915652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/12/dans-les-petits-souliers-de-chutney.html' title='Dans les petits souliers de Chutney'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_G76j5VIocZE/RYwt9HKAedI/AAAAAAAAAAY/FxcsQYaBYag/s72-c/pere%2520noel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-116359098687763539</id><published>2006-11-15T12:38:00.000+01:00</published><updated>2006-11-15T23:09:58.196+01:00</updated><title type='text'>Où vont les écrivains, quand ils s'en vont?...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/100510749_d4289e5573.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/100510749_d4289e5573.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il avait 35 ans la première fois que je l’ai rencontré. J’avais dix ans de moins que lui et étais alors, la petite main gauche du service de presse. A le croiser de temps en temps, je lui trouvais une fraîcheur, une vivacité, une allure d’éternel gamin qu’accentuaient des cheveux bruns et bouclés. Il portait à bout de bras le fol espoir de devenir un grand écrivain et gravissait les marches des éditions Calmann-Lévy comme on grimpe vers l’olympe.&lt;br /&gt;Il s’appelait Vincent de Swarte et venait publier son tout premier roman intitulé « Pharricide ». Une histoire noire où un taxidermiste gardien de phare sombre dans la folie meurtrière.&lt;br /&gt;Un régale de perversion psychologique d’une grande maturité littéraire.&lt;br /&gt;J’ai quitté le métier peu de temps après mais j’ai pu de loin en loin le voir, avec une ridicule fierté, gravir une à une les petites marches qui mènent vers la reconnaissance des paires.&lt;br /&gt;L’annonce de son décès en avril dernier m’a complètement bouleversée.&lt;br /&gt;On sait tous qu’une vie fauchée est effroyable en tous points, mais la mort d’un écrivain m’a toujours semblée surnaturelle, plus récusable encore car un écrivain s’inscrit dans une permanence, dans une énergie que la mort n’a pas le droit de transcender. Un livre se lit toujours au présent, une œuvre vit toujours en nous avec la même intensité, un écrivain que l’on aime, qu’il soit contemporain ou antique, reste toujours un compagnon choisi, discret présent, parfois omniprésent mais bien rarement lié à un passé révolu enterré et oublié.&lt;br /&gt;Vincent de Swarte nous a quitté. Il reste cependant à tout jamais en devenir, nous lègue ses mots et ses histoires d’aujourd’hui, nous abandonne dans l’intemporalité de ses écrits suspendus pour toujours, à l’abri du temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-116359098687763539?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/116359098687763539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=116359098687763539' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116359098687763539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116359098687763539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/11/o-vont-les-crivains-quand-ils-sen-vont.html' title='Où vont les écrivains, quand ils s&apos;en vont?...'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-116256783982871536</id><published>2006-11-03T16:26:00.000+01:00</published><updated>2006-11-03T16:36:23.373+01:00</updated><title type='text'>Bas-Arts</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/ART_5349.5.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" height="208" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/ART_5349.5.jpg" width="137" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/2264043326.2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="196" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/2264043326.2.jpg" width="111" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qu’est-ce que l’art ? D’après notre dictionnaire, l’art serait avant tout &lt;em&gt;un ensemble de moyens utilisés pour produire une création esthétique&lt;/em&gt;. Oui, mais alors, qu’entend-on par esthétisme ? Notre toujours précieux glossaire répond : &lt;em&gt;Science qui a pour objet de rechercher et de déterminer les caractères du beau dans l'art et la nature&lt;/em&gt;. Voilà bien notre sujet et le loup que je m’apprête à lever devant vous ! Démonstration : Tout le monde s’accorde à trouver le sentiment amoureux comme étant l’un des plus beaux. L’exercer au mieux, peut devenir un art. Ovide a, en son temps, dépeint avec brio les caractéristiques d’une telle démarche avec son « Art d’aimer ». D’autres s’y sont essayés, repoussant chaque fois un peu plus les limites du Beau. L’art de la guerre, de la tauromachie, de recevoir ses amis, de cuisiner bref de Sun Tzu à Nadine de Rothschild, tous ont su respecter la beauté de leur sujet même s’il n’était à la base pas le plus évident. Car qu’est-ce que le beau, sinon le sentiment provoqué par une chose noble, admirable qui élève l’esprit ? L’art ne peut donc se fourvoyer dans des sentiers douteux.&lt;br /&gt;C’est pourtant ce que l’édition d’aujourd’hui tente de nous faire croire.&lt;br /&gt;Deux « belles » réalisations parues ces mois derniers : « &lt;em&gt;L’art de dire des conneries&lt;/em&gt; » et « &lt;em&gt;L’art de péter&lt;/em&gt; », tous deux parus chez de respectables éditeurs.&lt;br /&gt;Galéjade, me direz-vous ! Tentative de démocratiser un peu plus l’art à l’extrême afin de désamorcer un secteur où tôt ou tard tout est art ? Je ne sais pas.&lt;br /&gt;Cela rejoint pour moi ces soient disant œuvres contemporaines qui viennent fleurir nos musées nationaux (étron en céramique, robe en viande de bœuf, concrétion de salive, tableaux immaculés, etc.)&lt;br /&gt;Pour être élevé au rang d’art, plus besoin de relevé de l’esthétisme et donc du beau. Le laid, l’insignifiant, le négligé prend du galon, passe de l’impopularité à l’impénétrable sans passer par la case célébrité. Ça dérange qui ? Au risque de faire vieille France, je vais dire Moi. Je garde visé au corps le sentiment qu’on m’a pris pour un cornichon.&lt;br /&gt;Que dire alors de ces deux livres ? Pour les avoir lu, voici mon humble avis.&lt;br /&gt;Si au moins j’avais pu rire à la lecture de ces ouvrages didactiques, j’aurais baissé drapeau, ranger mon côté ronchon et admis qu’on peut bien se payer une bonne tranche de l’art sans pour autant déflorer le concept. Mais là, mes ami(e)s, quel ennui !! C’est prétentieux, pédant, universitaire au possible et on ne sait ni mieux dire des conneries ni mieux apprécier les pets de son entourage après lecture. Les conneries deviennent condescendantes et les pets suffisants et hautains.&lt;br /&gt;Mais alors, on s’est laissé avoir. On a pris ces lanternes pour des vessies (et non le contraire cette fois) et on s’est fait berner en deux leçons. CQFD.&lt;br /&gt;Méfiance donc reste mère de sûreté. Eloignons-nous des ces bat’arts, avat’arts d’une société qui voudraient faire manger leur soupe au plus grand nombre mais qui ne sont que des racont’art de bas étages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-116256783982871536?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/116256783982871536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=116256783982871536' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116256783982871536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116256783982871536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/11/bas-arts.html' title='Bas-Arts'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-116161958051494342</id><published>2006-10-23T18:01:00.000+02:00</published><updated>2006-10-23T19:38:57.256+02:00</updated><title type='text'>cafardnaüm</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/unegoldenendessert.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/unegoldenendessert.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les pluies reviennent déjà sur notre beau pays, suivies de près par leur interminable cortège d’antipathiques chafouinades d’automne. Force est de constater qu’il va falloir définitivement renoncer à nos dernières espérances de voir s’éterniser ce surnaturel été indien.&lt;br /&gt;La pilule est certes difficile à avaler, on recule, on rechigne, non je ne vais pas déjà ressortir collants et chaussettes, non le gaspacho ne se fera pas tout de suite voler la vedette par un velouté réconfort d’hiver et non de non je ne veux pas avoir à imaginer le sempiternel retour des goûtes, pastilles, pommades, gélules et autres suppo aux accents d’eucalyptus.&lt;br /&gt;Pourtant, ami(e)s du Nord de La Loire rassurez-vous ! Le péril serait subjectif. Le danger pas aussi irrémédiable qu’il n’y parait. Un livre vient pourfendre ces funestes menaces pour nous sauver la mise, du moins pour cette année.&lt;br /&gt;Notre messie : François Reyanert. Son objectif: frapper un grand coup sur le moral des troupes plutôt que de distiller le spleen ambiant par doses homéopathiques.&lt;br /&gt;C’est la technique dite du sparadrap. On tire d'un coup, net et efficace plutôt que d’user d’une tendresse toute de façade en arrachant un par un les petits poils si frêles mais si tenaces.&lt;br /&gt;Il le dit lui-même, son livre est dédié « &lt;em&gt;au chien qui boite, aux zones pavillonnaires une après-midi de semaine, au dimanche en général, à tout ce qui de façon universelle et assurée, nous colle le bourdon&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Rien de tel que de délimiter l’ennemi, de l’assigner à résidence, de le circonscrire dans son entièrté afin de mieux l’assommer, le juguler que dis-je l’assassiner !&lt;br /&gt;Dans son petit panier Reynaert jette en vrac tout ce qui nous pourri l’existence, du plus dérisoire des dégoûts aux plus infernales des désenchantements.&lt;br /&gt;Florilège : &lt;strong&gt;le petit cirque&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Tous ces gens groupés en cercle sur de pauvres bancs de bois (…) et cette âcre odeur de bête mouillée et de pull marin humide qui flotte dans l’air alors que nous en sommes à la pyramide zoologique, deux caniches vieillissants sont sur le dos d’une chèvre qui bave, elle-même montée sur le dos d’un lama sans âge…Le cirque colle le bourdon parce que le cafard est lié au cirque de façon ontologique. Prenez n’importe quelle pièce, film, opéra qui se passe autour d’une piste et vous verrez : dès le premier plan sur le trapèze, on sent qu’on va se ramasser une catastrophe en pleine figure&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La maison de retraite&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Tout y est ralenti, feutré, on dirait que l’ascenseur lui-même se déplace en pantoufles tellement il est lent (…) de longs couloirs sont décorés de couchers de soleil sur le Rhin en aquarelle, des biches à l’étang en tapisserie, des cadeaux faits de la main même d’anciens pensionnaires (de telles horreurs ne peuvent être en vente libre).&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;On referme son livre comme un tube de Xanax, le sourire aux lèvres avec la suffisance du dompteur qui a su maîtriser la bête.&lt;br /&gt;Un ouvrage à s’offrir pour Noël pour faire passer la dinde et les guirlandes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-116161958051494342?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/116161958051494342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=116161958051494342' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116161958051494342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116161958051494342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/10/cafardnam.html' title='cafardnaüm'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-116014783993456438</id><published>2006-10-06T16:25:00.000+02:00</published><updated>2006-10-06T17:23:04.606+02:00</updated><title type='text'>Zeller mais pas la chanson</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/li_zeller.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/li_zeller.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; S'il y a bien une chose qu'on ne peut pas reprocher à Florian Zeller, c'est d'être franc sur la marchandise qu’il nous vend. Dès le titre, nous voilà avertis par quelques indices loin d'être sibyllins : "Neiges &lt;strong&gt;artificielles&lt;/strong&gt;", "La &lt;strong&gt;fascination du pire&lt;/strong&gt;", "Les amants du &lt;strong&gt;n'importe quoi&lt;/strong&gt;", (je mets en gras l'évidente évidence mais c'est à Monsieur Zeller que je crois devoir ce goût immodéré de la redondance...) bref des titres en forme d'avertissement aux lecteurs.&lt;br /&gt;Bien malin celui qui ira se plaindre qu'il vient d'acheter un truc pas frais, mon gars c'est écrit dessus, t'avais qu'à lire...&lt;br /&gt;Avec "Julien Parme", on entre dans une zone soudain suspecte, l’usage du patronyme éponyme.&lt;br /&gt;Pourquoi pas Maurice Salami, ou Robert Pastrami, j'avoue un faible pour Enrico Pas et Rosette Delion mais là je dérape sur le culinaire et c'est sans rapport à première vue avec l’objet de notre étude.&lt;br /&gt;Bon, avec ce Julien Parme on nous prévient dès la quatrième de couv' qu'on va enfin pouvoir renouer avec le Holden Caulfield de Salinger et l'Antoine Doinel des 400 coups etc. Bref, du lourd.&lt;br /&gt;Ça m'a un peu filé les chocottes au début, je me suis aussitôt dis que ce pauvre Zeller allait nager la brasse du petit chien dans ce costard de chez &lt;a href="http://www.capel.biz/"&gt;Capel&lt;/a&gt; mais bon il faut pas non plus laisser tout dire à son éditeur et surtout il faudrait avoir la force de lui interdire de sortir des énormités du type "&lt;a href="http://rentreelitteraire.flammarion.com/zeller_video.php"&gt;Julien Parme" roman de l'initiation a mi-chemin entre Julien Sorel du Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A sa décharge, Zeller botte en touche sur le site de son éditeur et rétablit un semblant de vérité en rejetant gentiment cette pesante filiation.&lt;br /&gt;A vrai dire, cela ne le rend que plus aimable à mes yeux.&lt;br /&gt;Ce qui est désarmant avec cet écrivain, c'est sa grande sensibilité, son aspect &lt;em&gt;je me la ramène pas&lt;/em&gt; loin des Beigbeder et des Nicolas Rey qui se prennent pour des cacous de la littérature contemporaine. Lui, à coté de ces grands entubateurs de mouches fait profil bas, parle posément et sans emphase ce qui le rend globalement plutôt touchant. Le coeur de mon porte-monnaie étant en téflon certifié normes AZF n'a lui par contre pas encore fondu à ces arguments mais bon c’est la femme qui parle pas la raison. Quoi que.&lt;br /&gt;Afin de vous éviter l’achat inutile de ce roman aussi initiatique qu’un calendrier des postes, voici un modeste résumé de l’intrigue :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Julien Parme petit bourgeois de 14 ans se sent mal aimé par sa mère en passe de se remarier avec un ploucos portant lavallière et chevalière. Se sentant coincé par des décisions parentales qu’il ne comprend pas, il décide de fuguer dans le XVIè arrondissement emportant avec lui la Mastercard du beau-père.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Comme le dit si bien le héros vers la fin de l’histoire : « Pas de quoi se pendre en slip ».&lt;br /&gt;Arrête Florian, la franchise ça paye pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-116014783993456438?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/116014783993456438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=116014783993456438' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116014783993456438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/116014783993456438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/10/zeller-mais-pas-la-chanson.html' title='Zeller mais pas la chanson'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-115894089181313240</id><published>2006-09-22T17:52:00.000+02:00</published><updated>2006-09-22T22:42:30.343+02:00</updated><title type='text'>Migration d'âme</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Ph%20Vilain.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" height="155" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/Ph%20Vilain.jpg" width="222" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/NicolasBrehalB.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/400/NicolasBrehalB.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lorsque j’étais enfant, un écrivain du nom de Nicolas Bréhal vint élire domicile dans une jolie demeure bourgeoise du centre bourg du petit village où j’habitais.&lt;br /&gt;Grand, ténébreux, le regard noir et douloureux, la bouche suave au sourire baigné de nostalgie, les cheveux crantés, toujours vêtu d’un long pardessus foncé qui lui conférait une élégance d’un autre temps, il faisait honneur aux habitants, sa discrétion convenant bien aux mœurs provinciales. Il a le premier pour moi véhiculé l’image du romancier imprégné par son art. Et je l’ai admiré immédiatement, peut-être même aimé comme une petite fille qui croit voir naître au réel un supposé prince idéal.&lt;br /&gt;En hiver, rentrant de l’école à pieds lourds, je restais parfois à guetter face à cette maison où je l’imaginais emporté par la fièvre de la création. Derrière l’œil de bœuf qui dominait la toiture gris ardoise, j’inventais des cérémonies à la Tolkien, une bougie, un chat ronronnant, une tasse de café, un cendrier, des dictionnaires, des incantations faites à la muse littéraire et je l’enviais. Plus je l’enviais, plus je souhaitais être connue de lui.&lt;br /&gt;Il m’a dédicacé tous ses livres.&lt;br /&gt;J’étais encore trop jeune à l’époque pour les apprécier à leur juste mesure car ils parlaient d’amour, d’infidélité, de désir, des femmes et d’une paix toujours recherchée.&lt;br /&gt;Sa mort, il y a déjà sept ans m’a laissé sans voix.&lt;br /&gt;La belle demeure a été vendue et le village a sombré de nouveau dans la nonchalance anonyme.&lt;br /&gt;« Sonate au clair de lune », « Les corps célestes » et tous ses autres livres sont devenus comme des fantômes dans ma bibliothèques, des reliques que je ne sors de leur rayon qu’avec le respect qu’on a pour les gens disparus que l’on a chéri par le passé.&lt;br /&gt;Et c’est assez troublant pour moi d’avoir quelques années plus tard eu la chance de côtoyer à la faculté, le romancier Philippe Vilain, sosie physique et spirituel de Bréhal qui signe pour cette rentrée, un &lt;a href="http://www.edition-grasset.fr/automne_romanesque_2006/Vilain.htm"&gt;nouveau roman &lt;/a&gt;empreint de la même douceur, de la même vision de l’amour et des femmes que celles que son aîné revendiquait. Réincarnation, relève, métempsycose, hasards d’une vie ? Je suis fière en tout état de cause d’avoir pu approcher, toucher presque du doigt des créateurs qui ont entretenu chez moi le feu de la passion et du respect du verbe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-115894089181313240?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/115894089181313240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=115894089181313240' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115894089181313240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115894089181313240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/09/migration-dme.html' title='Migration d&apos;âme'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-115710460536553432</id><published>2006-09-01T10:47:00.000+02:00</published><updated>2006-09-01T11:56:45.926+02:00</updated><title type='text'>Rentrée Littéraire : le pépette show</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/muppet.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/muppet.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; 475 romans français viennent marquer cette rentrée littéraire cru 2006.  Un cru noyé duquel n'émergeront que les grandes figures classiques et pas nécessairement les meilleures à savoir Christine Angot, Amélie Nothomb, Laurent Gaudé, Florian Zeller etc. Une seule motivation pour ceux là : "Goncourir". Car pour quoi d'autre gaver les libraires, les médias et éventuellement les lecteurs si ce n'est pour avoir l'autorisation de se présenter au Goncourt en novembre prochain? Si l'éditeur n'avait pas cette ambition masquée, penserait-il décemment entrer dans ses frais et envisager des bénéfices en propulsant ses poulains dans une course aussi encombrée et incertaine que celle d'un spermatozoïde en quête de l'ovule à féconder? En partant de l'équation communément admise qu'un lecteur moyen lit environ 23 livres par an, il lui faudrait environ vingt an avant de venir à bout de la rentrée littéraire de cette année. Autant dire que bon nombre d'écrivains vont rester sur le carreau, sacrifier sur l'autel du marketing, piétiner dans cet enfer pavé de bonnes intentions.&lt;br /&gt;Vous allez penser que je crache dans le soupe et que malgré le dégoût que m'inspire cette grande messe (noire), j'aimerais bien être la 476ème plume de cette rentrée.&lt;br /&gt;Désolée, mais vous auriez tort de le croire. Si un jour la chance m'est donnée d'être éditée, j'aimerai bien mieux être publié de manière plus confidentielle en début d'année, voire avant les grandes vacances. Il y a quelque chose de terrifiant à se retrouver entouré de 474 autres auteurs, sans aucun pied d'égalité au départ et sans grand moyen pour se sortir du lot à part le génie et encore! Cela me ferait l'effet d'être un puceau qui ferait sa première expérience dans un gang bang! Un peu dur d'imaginer être à la hauteur de la situation...&lt;br /&gt;De plus, comble du ridicule, cette année c'est un américain Jonathan Littell qui vient manger le pain des français en publiant "Les bienveillantes". Roman écrit directement en français ce qui fait de lui un "goncourisable" de choix d'autant que son roman semble emporter l'adhésion de la presse et du public et que donc il serait et de loin, bien meilleur que toute la soupe aigre servie par nos classiques fut elle faite dans de vieux pots.&lt;br /&gt;Pour ma part, je tirerai cette année mon épingle du jeu en choisissant de dépenser mes petites économies sur deux auteurs : le premier est Philippe Vilain, jeune auteur publié chez Grasset qui nage un peu la brasse coulée en cette rentrée gargantuesque et que j'ai décidé d'aider de ma modeste contribution, pas parce qu'il me parait meilleur que les autres que je n'ai pas lu et dont je ne dirais rien, mais juste parce qu'il était à la Fac à Rouen avec moi et parce que c'est un type sympa. Mon deuxième choix est assez faux cul de ma part puisque je botte en touche avec l'édition du journal de Julien Green "Le grand large du soir". Journal établi un an avant sa mort.&lt;br /&gt;C'est de la rentrée littéraire comme j'aimerai en voir plus souvent!&lt;br /&gt;Au fond, j'aime bien ce grand foutoir, je trouve cela assez distrayant et de toutes les façons l'essentiel est bien qu'on parle de littérature, qu'on s'en divertisse encore, qu'on frétille toujours rien qu'à l'évocation de cette formidable naissance, fut elle gorgonesque.&lt;br /&gt;La critiquer, c'est un peu comme me mettre dans la peau de ces deux vieux briscards de Statler &amp; Waldorf du Muppet Show. J'accuse, je me moque, je crie à l'assassin, je mets des mauvaises notes mais pour rien au monde je céderai ma place au balcon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-115710460536553432?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/115710460536553432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=115710460536553432' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115710460536553432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115710460536553432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/09/rentre-littraire-le-ppette-show.html' title='Rentrée Littéraire : le pépette show'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-115634271577394583</id><published>2006-08-23T15:27:00.000+02:00</published><updated>2006-08-23T16:18:36.106+02:00</updated><title type='text'>Chutney sous les feux de la rampe</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Boule_a_facettes.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Boule_a_facettes.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Depuis plus d'un an que je tiens ce blog à bout de doigts, vous m'avez gratifié de beaux commentaires, de vos avis, parfois divergents et c'est tant mieux, de vos conseils, votre humour et c'est à chaque fois du super remis dans mon moteur.&lt;br /&gt;Me voilà aujourd'hui sortie du bois, tirant gauchement sur ma panoplie d'aspirante écrivain, bredouillant des remerciements improvisés comme s'il s'agissait de rien de moins que la remise d'un oscar hollywoodien, gênée par autant de déférences car oui, amis de la littérature, j'ai eu l'insigne honneur de me retrouver sur le devant de la scène grâce au très lucide et bienveillant site du &lt;a href="http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/08/21/301-le-blog-de-chutney-une-auteur-wannabe-au-pays-des-ateliers-d-ecriture"&gt;Buzz Littéraire&lt;/a&gt;. Tout ça rien que pour moi! Je vous laisse imaginer la confusion puis l'émotion qui m'ont submergé tour à tour à la lecture de cet article dans ce contexte si prolixe et si valorisant!&lt;br /&gt;Je vous recommande d'ailleurs hautement la lecture de ce site à vous tous amoureux des lettres, adepte des événements petits et grands de la scène littéraire contemporaine; il possède ce qu'il faut d'humilité, de recul et de réflexion pour être l'idéal terrain d'écoute et de partage des férus du verbe.&lt;br /&gt;Vive la littérature, vive le &lt;a href="http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/"&gt;Buzz Littéraire &lt;/a&gt;et longue vie aux éditeurs!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-115634271577394583?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/08/21/301-le-blog-de-chutney-une-auteur-wannabe-au-pays-des-ateliers-d-ecriture' title='Chutney sous les feux de la rampe'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/115634271577394583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=115634271577394583' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115634271577394583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115634271577394583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/08/chutney-sous-les-feux-de-la-rampe.html' title='Chutney sous les feux de la rampe'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-115523403689710985</id><published>2006-08-10T20:15:00.001+02:00</published><updated>2006-08-10T20:20:36.933+02:00</updated><title type='text'>Abracadabra fouchtra !</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/451_09_magnus_mills.3.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" height="150" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/451_09_magnus_mills.3.jpg" width="221" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je vous ai déjà parlé de Magnus Mills &lt;a href="http://chutney75.blogspot.com/2005_10_01_chutney75_archive.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. Ce grand escogriffe aux allures de Daniel Pennac monté en graines (et quelle graine mes aïeux !) m’a encore fait chaviré dans un monde de délices à la lecture de ces deux autres romans : &lt;em&gt;Retenir les bêtes&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Trois pour voir le Roi&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Mention spéciale pour &lt;em&gt;Retenir les bêtes&lt;/em&gt; qui atteint pour moi le sommet de la maitrise en matière de suspens improbable.&lt;br /&gt;Son truc au Magnus, c’est l’économie de moyens, un contexte résolument désertique, des individus revenus de tout, des ambitions réduites à leur plus simple expression, un suspens qui se crée autour de trois bouts de ficelles et d’un clou en un mot comme en cent, du très grand avec du très petit.&lt;br /&gt;Serait-ce donc par l’entremise de son nom aux consonances de formule magique que cet ancien chauffeur de bus londonien réussi si parfaitement à nous ficher la chaire de poule ?&lt;br /&gt;Je n’en sais fichtre rien, toujours est-il, que foi de Chutney, je n’ai jamais rien lu de tel.&lt;br /&gt;S’il y a bien magie, elle serait alors noire comme son humour, et aussi minimaliste qu’un tour de passe-passe.&lt;br /&gt;Le génie littéraire de Magnus Mills réside dans la faculté qu’il a de nous parler de nous, de nos envies, de nos absurdités, de toutes ces choses qui nous empoisonnent l’existence et qui font que coûte que coûte nous nous devons de garder la tête haute pour sauver ce qui reste à sauver, même s’il ne reste plus que des apparences.&lt;br /&gt;Une démarche philosophique s’il en est mais avec des mots, des vies, des situations simples et une réflexion sincère et noble sur notre condition d’humain qui doute, ou qui devrait.&lt;br /&gt;Si j’avais une moustache, je suis certaine que je me la friserai de béatitude à la lecture de ses romans !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-115523403689710985?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/115523403689710985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=115523403689710985' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115523403689710985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115523403689710985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/08/abracadabra-fouchtra_10.html' title='Abracadabra fouchtra !'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-115460729471631323</id><published>2006-08-03T14:13:00.000+02:00</published><updated>2006-08-03T15:21:37.046+02:00</updated><title type='text'>De la fécondité</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/004_CJ_H.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/400/004_CJ_H.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Bien cher(s) lecteur(s) et ami(s) de la littérature, je suis heureuse de refaire surface après quelques mois de lâche abandon. La raison en est simple quoique assez surprenante. J'attends depuis fin février une petite fille qui a fait de ma fertilité intellectuelle une morne plaine entre toundra et désert de Gobi.&lt;br /&gt;Plus rien n’avait grâce à mes yeux, mon cerveau était momentanément devenu un mou de veau spongieux dans lequel passait un courant d’air au relent de gaz sarin.&lt;br /&gt;Ebaubie par la grossesse, mes cellules nerveuses se sont concentrées sur cette petite vie, délaissant lectures, écriture, blog, ami(e)s devenus brutalement quantité négligeable.&lt;br /&gt;J’ai bravement continué l’atelier d’écriture jusqu’à son terme en découvrant les angoisses de la page blanche et du « je sais pas quoi raconter ».&lt;br /&gt;Dans un mystérieux principe de vase communiquant, ma fécondité physique avait pris le pas sur ma fécondité spirituelle.&lt;br /&gt;Heureusement pour moi (car j’en gardais malgré tout une sorte d’aigreur et d’angoisse à l’idée de ne plus jamais retrouver ma passion) l’amour du verbe est revenu et avec lui, l’envie de donner à mon enfant l’accès à ce monde de magie.&lt;br /&gt;Me voici de retour parmi vous et avec le plus intense plaisir j’attends vos futurs commentaires.&lt;br /&gt;Bel été à toutes et tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dessin de Voutch&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-115460729471631323?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/115460729471631323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=115460729471631323' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115460729471631323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/115460729471631323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/08/de-la-fcondit.html' title='De la fécondité'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-114616623990558947</id><published>2006-04-27T21:22:00.000+02:00</published><updated>2006-04-27T23:37:44.623+02:00</updated><title type='text'>Paris en bouteille</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/guillotine.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/guillotine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Cette semaine à l'atelier d'écriture, nous avons abordé une fois de plus le nouveau roman mais cette fois sous le jour de Nathalie Sarraute et de son célèbre ouvrage"Tropismes".&lt;br /&gt;En s'inspirant de cette auteur, nous avons eu la lourde tache de tenter à notre tour de retranscrire ces petits moments de l'existence où, au cours d'une conversation se glisse un mot, une phrase anodine qui vient vous heurter de plein fouet. Vous voilà destabilisé, incapable d'émettre la moindre protestation. Voici en avant première mondiale ma version des faits :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"« Tu dois savoir ça, toi qui n’est pas de Paris ? »&lt;br /&gt;La sentence est tombée. Implacable. Glacée comme un couperet. Sèche et sans bavure. Générant une fugace sensation de fraîcheur dans la nuque si bien décrite par le père Guillotin.&lt;br /&gt;Un souffle frais, disons le tout net, aussi bref qu’une gifle donnée sans élan. Puis, ce petit vent passé, votre tête devient rapidement lourde, si lourde qu’elle en tomberait, viendrait rouler au sol dans un bruit mat puis finirait sa course telle une toupie folle pour s’échouer enfin dans une bassine en zinc assez peu confortable cela va sans dire.&lt;br /&gt;Vous avez beau vous ingénier à libérer de-ci de-là quelques grossières gerbes vermillon mais il est bien trop tard pour esquisser une quelconque désapprobation.&lt;br /&gt;Vitupérer ou contester, là n’est plus la question car comment s’y prend-on lorsque sa tête vient d’être privé de son support ? Et quelle gestuelle de protestation adopter lorsque son corps n’a plus toute sa tête ?&lt;br /&gt;A quoi bon tenir tête lorsque le corps n’y est plus c’est pas la peine d’aller chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien. S’entêter pour finalement devenir la tête de Turc d’une tête à claques, le jeu en vaudrait-il vraiment la chandelle ?&lt;br /&gt;D’autant que cette question posée comme une sentence a disparu de la conversation aussi vite qu’elle y est apparue.&lt;br /&gt;Si au moins un silence compassé avait été judicieusement disposé à la suite de ce point d’interrogation, signifiant là l’attente d’une réponse, mais non ! D’un même souffle votre interlocuteur a rebondi sur votre corps chancelant s’en servant là d’appui, de piédestal.&lt;br /&gt;Si l’occasion vous avait été donnée vous auriez pu d’un ton très solennel répondre que « non, vous ne savez pas » mais alors si vous ne savez pas et qu’en plus vous n’êtes pas de Paris, mais qui êtes vous ?&lt;br /&gt;Un manant, un anarchiste ? Hibernatus ou martien ? Anachorète ou mongolien ?&lt;br /&gt;Et si vous savez, vous qui n’êtes pas de Paris; que se passe t’il alors ?&lt;br /&gt;Se rachète t’on, pour autant que cela soit encore possible ? Vaut-on tout à coup mieux qu’un parisien ou marquons nous là l’attendue différence qui oppose à jamais la tête de chien du parisien à la tête de veau du pèquenaud.&lt;br /&gt;Savoir, c’est avouer. Ignorer, se désavouer.&lt;br /&gt;Peu de place donc pour les techniques d’autodéfense. A la rigueur la feinte bien connue de l’indifférence pourrait-être employée seulement pour se faire, il faudrait encore pouvoir simuler or je vous rappelle que dans votre regard vitreux, là, pale comme une endive dans le fond de votre bassine en zinc, vous ne fait ni illusion ni concurrence aux apprentis comédiens de l’Actor Studio.&lt;br /&gt;A la manière d’un poulet à qui l’on vient de trancher la tête, vous voilà trottinant de droite et de gauche, fuyant l’évidence, refusant obstinément de vous rendre, luttant amèrement contre les lois de l’existence terrestre d’un air goguenard et pathétique.&lt;br /&gt;Comme cette poule émouvante dans sa détresse, vous voilà réduit à un simple état de nerf. Et c’est bien là tout le fond du problème, vos nerfs.&lt;br /&gt;Sans eux, vous n’auriez pas été contraint de rester là en apnée, vous auriez pu réagir convenablement et pour une fois, tenter d’être à la hauteur.&lt;br /&gt;Mais c’est qu’avec une tête en moins on se sent pour le coup bien diminué surtout si en plus, on ne sait pas, et qu’on n’est pas de Paris. Parce qu’au moins à Paris, la question ne se pose pas. D’ailleurs on ne se pose pas de question à Paris ou alors juste comme ça pour vérifier qu’on connaît la réponse ou pour piéger un pigeon voyageur.&lt;br /&gt;Paris ville lumière. Paris, ville des lumières. Comment l’oublier ?&lt;br /&gt;D’autant qu’ailleurs, il fait nuit. On s’y éclaire à la bougie et on se serre les uns aux autres pour se tenir chaud l’hiver.&lt;br /&gt;C’est que chez nous les livres, on les brûle. C’est un combustible pour le corps, pas pour l’esprit.&lt;br /&gt;Bon, voilà votre interlocuteur qui cherche votre regard. Et d’ailleurs vous aussi agenouillé près de la grande bassine en zinc vous voilà cherchant à tâtons ce qui pourrait bien être vous.&lt;br /&gt;Vous enfin ! Pauvre ère tentant de revisser tant bien que mal sa triste figure sur le reste de son anatomie…&lt;br /&gt;Vous clignez des yeux, remuez la bouche, testez vos réflexes accentuant mille mimiques pour désengourdir vos nerfs tant et si bien que votre interlocuteur aussi dubitatif qu’éberlué face à ce visage grimacié, tourne les talons en se disant rasséréné que décidément non, vous n’êtes pas comme tout le monde."&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-114616623990558947?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/114616623990558947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=114616623990558947' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114616623990558947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114616623990558947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/04/paris-en-bouteille.html' title='Paris en bouteille'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-114469092382954059</id><published>2006-04-10T19:33:00.000+02:00</published><updated>2006-04-10T22:52:27.460+02:00</updated><title type='text'>Atelier d'écriture, deuxième épisode</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/mr_le_president.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="231" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/mr_le_president.jpg" width="315" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voilà désormais six mois que je participe à un atelier d’écriture parisien. Mes premières impressions (voir article du 8 décembre dernier « &lt;a href="http://chutney75.blogspot.com/2005/12/la-france-exacte-ou-presque.html"&gt;La France exacte ou presque &lt;/a&gt;») étaient somme toute assez nuancées voire mitigées.&lt;br /&gt;Quoi de neuf depuis ? Après quelques désistements (nous avons eu la tristesse de perdre le très (trop?) incisif Charles-Eric…) notre petit groupe s’est vu progressivement diminué et passer de 13 à 8 participants.Cela n’a pas pour autant ni resserré les liens qui auraient pu nous unir les uns aux autres (sauf quelques rares exceptions) ni densifié les cours.Par contre, je peux maintenant donner très clairement et dans la plus grande impartialité mon avis sur les avantages d’assister à ce type d’atelier et les bonnes raisons qui doivent vous y mener.&lt;br /&gt;Je conseillerais un demi-tour gauche à tous ceux qui pensent que :&lt;br /&gt;- Ecrire s’apprend (en dehors des cours de CP).&lt;br /&gt;- On va vous enseigner les techniques narratives.&lt;br /&gt;- Sans aimer lire on peut aimer écrire.&lt;br /&gt;- Chacun de vos écrits sera sanctionné, corrigé et réorienté.&lt;br /&gt;- Vos atouts de départ vont croître et embellir.&lt;br /&gt;- Vous trouverez des auditeurs attentifs et pertinents.&lt;br /&gt;- Vous allez laisser tomber vos tics d’écriture et vos penchants naturels.&lt;br /&gt;- Assister assidûment aux cours vous prémunit de travailler l’écriture par ailleurs.&lt;br /&gt;Par contre, soyez les bienvenus si vous pensez trouver :&lt;br /&gt;- Un groupe de gens qui auront pour point commun avec vous le goût de l’écrit.&lt;br /&gt;- Un animateur consensuel.&lt;br /&gt;- Des approches diverses et variées de courants littéraires (monologue intérieur, écriture blanche, le surréalisme etc).&lt;br /&gt;- Un ou deux participants toujours avides de vous cataloguer.&lt;br /&gt;- Quelques soirées interminables autour d’une tisane tilleul-verveine à discuter en sous groupe de l’intérêt d’utiliser le passé composé dans l’écriture blanche…&lt;br /&gt;- Une toute petite émulation de groupe.&lt;br /&gt;- Un enrichissement personnel raisonnable et raisonné.&lt;br /&gt;Le seul hic est le tarif. 345 euros le trimestre c’est beaucoup trop cher. Le véritable intérêt réside dans la rencontre avec des personnes intéressantes et dans le fait de se retrouver face à des contraintes d’écriture qu’on ne se serait pas imposé seul.Pour ma part, le fait de devoir plancher sur l’écriture blanche* à été une véritable épreuve. Pour d’autre, cela coulait de source. Même souci sur le monologue intérieur** où j’ai eu beaucoup de mal à déconstruire le récit afin que les phrases se succèdent comme dans l’anarchie d’un raisonnement inconscient.&lt;br /&gt;En voici un exemple avec une partie de mon texte et un que j’ai emprunté à une participante :&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le plus beau jour de ma vie !! Dommage que le stress… l’heure ? 16h30, inquiétant ? Trente minutes ! Curé passé où ? Mains moites, transpiration, la bague ? Ok poche gauche, poche gauche, quoi d’autre ? Ah oui, le traiteur, dommage cassolette de ris de veau par 35°, je l’avais dit mais comme d’habitude voilà, trop faible trop faible faudra que ça change avant qu’il soit trop tard. Et Véro pas là, est-ce qu’elle va se souvenir de passer directement à la chanson numéro 5, sinon c’est cata, si elle oublie de passer en 5, on arrive directos sur quoi déjà ? Oh non ! Ce ne serait pas la chanson de Boris Vian ? « On n’est pas là pour se faire engueler, on est là pour voir le défilé ! » Défilé tu parles d’un défilé sans cortège ! Et un mariage sans la mariée ça donne quoi ? En même temps ça change… Tiens, c’est quoi ce truc ? L’organiste fait ses gammes, ou alors c’est la marche nuptiale version Olivier Messiaen, si je me retourne je suis bon pour recevoir de plein fouet le regard compassé d’environ 200 personnes, mains moites mains moites, rester digne, surtout rester digne, poche gauche, poche gauche, j’espère qu’il ne lui est rien arrivé bon sang, la pauvre quelle angoisse, c’est quoi cette tache de boue sur le bord de ma godasse, un chien ? Si discrètement je la frotte le long des franges du prie dieu, y a des chances que…d’ici deux secondes le curé va venir me faire des remontrances pour retard sur timing ! Et ce costard qui me moule comme un bas de contention, quelle horreur ! Y aurait que moi, je courrais tout droit vers la sortie, non avant j’irais vider cul sec le vin de messe puis j’irais piquer les sous de la quête et filerais devant les regards médusés de la famille Duchemole au volant de la Mercedes de location sans demander mon reste ! Sous l’effet de la vitesse, les couronnes de fleurs tomberaient les unes derrières les autres dans une pluie de pétales… Ca se fait un jogging blanc pour le vin d’honneur ? Pas le droit d’être à l’aise le plus beau jour de sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Pour ce texte, je me suis pris une belle remontrance car j’avais outrepassé mon droit d’aspirant écrivain. J’avais osé écrire au masculin ! Cela n’a pas plu à certains de ces messieurs…&lt;br /&gt;Voici le texte emprunt de poésie fleurie d’une autre participante, avec toujours en contrainte le monologue intérieur :&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Putain, j’ai pas le temps, putain pas le temps, con de clé ! Ah ! Il faut que je ponce la marche. Bon. Pourquoi, ce panneau, se détache toujours quand je suis pressée punaise ! C’est la dernière fois que je loue un meublé. Cintre, manteau, non l’inverse repose le cintre enlève le manteau reprends le cintre range le manteau. Quelle heure est-il ? Oh non ! Bon, qu’est-ce que je fais ? Le chevreuil. La gelée de framboise, douche. Mijoter une heure ? Plus de gel douche ! Oh putain j’ai failli clamser ! Je dois mettre un tapis de bain ça serait con d e m’enfoncer le coin de la baignoire dans la gueule ! Elle va en faire une tête Caro quand elle va le voir ! Ah t’en as jamais eu d’aussi beau dans ton lit hein ?! Pourtant ça a défilé ! Et t’es fière en plus ! Ces jets thalasso quel bonheur, j’ai bien fais de m’offrir ce truc. La vendeuse était une pouffe peroxydée qui mettait pas son produit en valeur genre, achetez ça Hollywood vous ouvrira ses portes…Raaah j’ai de l’eau dans l’oreille. Si il me voyait me tortiller comme ça le julot il ferait demi tour. Il faut pas que j’oublie de ramener le dossier Cariche lundi. Franchement à ce niveau c’est de l’exploitation pure et simple : un soir où j’e lui ai dit que je voulais partir à l’heure le Landru. Un soir. Aaah c’est chaud. Il m’a gardée plus tard que jamais le salaud. T’avais qu’à quitter ta femme connard, il faut pas s’étonner si j’ai d’autres fréquentations après m’avoir laissé poirauter comme une conne à Saint Tropez. Ah ! Quand je présenterai mon apollon à la prochaine fête du bureau il va être vert de rage le Landru. Fallait quitter ta femme. Enceinte ! J’croyais qu’il y avait plus rien entre vous. Il m’a bien prise pour une débile. Cette garce. Elle fout rien de ses dix doigts. Passer son temps en institut de beauté ça mérite l’amour ça ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; » ***&lt;br /&gt;Voici donc la preuve d’une certaine diversité au sein des ateliers…Le maître mot est de se lâcher alors bien sûr c’est comme dans tout, certains pensent alors que tout est permis et qu’on peut agir en écriture comme en alcool. Il y a dès lors des excès qui ont bien vite le goût du vomi.&lt;br /&gt;Mon conseil, si vous doutez de vos capacités à assister à un atelier d’écriture dites vous bien que la simplicité et l’humilité seront toujours de précieux alliés et au mieux achetez vous l’incontournable livre de Jean Guenot « Ecrire ». Il vaut tous les ateliers du monde.&lt;br /&gt;* &lt;em&gt;technique littéraire basée sur l’absence d’engagement de l’auteur et de style avec phrases simplissimes et concrètes.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;** discours sans auditeur et non prononcé par lequel un personnage exprime sa pensée la plus intime.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;*** retranscrit avec les fautes d’orthographes originelles. &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-114469092382954059?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/114469092382954059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=114469092382954059' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114469092382954059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114469092382954059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/04/atelier-dcriture-deuxime-pisode.html' title='Atelier d&apos;écriture, deuxième épisode'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-114217131750845398</id><published>2006-03-12T14:44:00.000+01:00</published><updated>2006-03-12T14:51:58.006+01:00</updated><title type='text'>Enfer en toc</title><content type='html'>&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 126px; CURSOR: hand; HEIGHT: 202px" height="232" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/18472418.jpg" width="209" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/diable.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 114px; CURSOR: hand; HEIGHT: 188px" height="222" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/diable.jpg" width="189" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après avoir malencontreusement échoué sur les rives souillées du Paradis de Mitch Albom, quoi de mieux que d’aller se retaper la fraise en allant toquer aux portes du malin voisin Lucifer afin de voir si l’herbe y pousse plus verte ?&lt;br /&gt;Le constat y fut brutal et sans appel : On s’ennuie autant en enfer qu’au paradis.&lt;br /&gt;C’est cependant en bon commercial que Satan lui-même m’a recommandé les deux blockbusters de la saison, sans cucuteries, sans sentiments frelatés, du pur du vrai du consommé, des trucs d’enfer.&lt;br /&gt;- « Très chère Chutney, mettez-vous à l’aise et dégustez avec vos doigts ce formidable roman, entre nous, c’est une commande du patron, vous allez voir le petit Jésus en culotte de velours ! » Mon supplice commençait. Je devais ingurgiter cette bouillie infecte distillée sur 507 pages, un bouquin que Victoria Beckham elle-même aurait pu renier si elle avait appris à lire.&lt;br /&gt;Plus de 5 millions d’exemplaires vendus, autant de cervelles en déroute (dont la mienne).&lt;br /&gt;Il s’agit bien entendu de l’inénarrable « Le diable s’habille en Prada » bientôt suivi du tome 2 « Ta mère en string Gucci au Prisu ».&lt;br /&gt;Quelle étonnante sensation ? L’impression de boire en intraveineuse les eaux du Léthé*, une page tournée, une page oubliée, un chapitre terminé, un chapitre envolé et ainsi de suite.&lt;br /&gt;Bien sûr, l’habit ne fait pas le moine mais le diable, même habillé en Prada, ça fait vraiment travelo.&lt;br /&gt;Et là, j’entends les voix qui s’élèvent :&lt;br /&gt;- « Dites donc Chutney ! Vous critiquez, vous critiquez c’est bien gentil mais après tout, qui vous force à lire jusqu’au bout des livres qui ne vous plaisent pas ? Sadique ou masochiste ? »&lt;br /&gt;Et bien je vous remercie de m’avoir posé la question. C’est que pour bien dénoncer quelque chose, il faut en avoir fait le tour. Je suis un peu le Zorro de la bibliothèque, je traque ceux qui n’y ont pas leur place. A la lettre W, je libère Max Weber et Oscar Wilde de cette Lauren Weisberger afin qu’ils puissent reprendre leur conversation entre personnes de bonne compagnie, je préviens la collègue, la sœur, l’amie des affres de telles lectures et redirige l’achat d’impulsion vers des rivages plus sains : Gary, Gide, Green, Gogol…&lt;br /&gt;J’espère répondre à votre question.&lt;br /&gt;507 pages plus tard, Satan, voyant ma moue incrédule et mes traits tirés vers le bas me sortit de dessous son froc, sa botte secrète.&lt;br /&gt;- « Pour la modique somme de 10 euros, je vous donne à voir l’histoire de vies que les paradis (fiscaux ou artificiels) n’ont pas réussi à rendre heureuses. Pour cette somme je vous donne, l’adaptation au cinéma du best seller de la romancière Lolita Pille, du shopping avenue Montaigne, des soirées au champagne, de la poudre aux yeux et des repoudrages de nez, du V8 hurlant aux feux rouges, des cris, des pleurs, des interrogations existentielles épaisses comme des sandwichs SNCF, des conversations animées, des Montblanc qui fuient et des Dupond en panne d’essence, des peelings à l’acide glucolique, du Botox, du etc etc etc etc. »&lt;br /&gt;Après une heure et demie de dithyrambe satanique, je m’étais endormie.&lt;br /&gt;* &lt;em&gt;fleuve mythologique de l’oubli&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-114217131750845398?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/114217131750845398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=114217131750845398' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114217131750845398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114217131750845398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/03/enfer-en-toc.html' title='Enfer en toc'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-114096161889888497</id><published>2006-02-26T14:35:00.000+01:00</published><updated>2006-02-26T14:55:47.953+01:00</updated><title type='text'>Evangelight</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/ALBOM.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/ALBOM.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mitch Albom n’est pas à proprement parlé un grand penseur moderne.&lt;br /&gt;En même temps, avec un prénom de série K et une activité professionnelle liée à l’écriture d’articles sportifs, il ne fallait pas rêver, même rêver américain.&lt;br /&gt;On aurait pu, à la rigueur, l’envisager en philosophe de la cabane à frites, en théoricien du goal-average, en tacticien du double braquet et encore.&lt;br /&gt;Et pourtant, tout arrive au pays de Bill Gates et des Castors Juniors, tout arrive et bien souvent cela porte le visage botoxé du pire, et c’est ça qui est merveilleux aux US, c’est que le pire peut rapporter autant que le meilleur sans que cela suscite le moindre complexe ou la moindre interrogation. Un véritable encouragement à la médiocrité. Un appétit charnel à confondre lacunaire et pécuniaire, à nous faire bouffer du Bolino en nous faisant croire qu’il s’agit d’ambroisie.&lt;br /&gt;Une galéjade qui nommerait un type « cinquante centimes » et qui en récolterait des bénéfices ubuesques.&lt;br /&gt;Ceci à la couleur de la mouscaille, l’odeur de la mouscaille, le goût de la mouscaille et bien surprise, c’est de la mouscaille ! Poussez pas, y en aura pour tout le monde !!&lt;br /&gt;Et à ce titre, soyons mondialiste, notre bon pays des Lumières n’est pas en reste (ndlr : voir précédents post : &lt;a href="http://chutney75.blogspot.com/2005/06/lolita-pille-ou-face-de-rat.html"&gt;Lolita Pille et Face de Rat&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://chutney75.blogspot.com/2005/12/quand-lhabit-ne-fait-pas-le-moine.html"&gt;Quand l’habit ne fait pas le moine&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://chutney75.blogspot.com/2005/10/parties-cul-alimentaires.html"&gt;Parties culs alimentaires &lt;/a&gt;etc).&lt;br /&gt;Bon, le vrai problème avec Mitch Albom n’est pas qu’il écrive avec ses dents (qu’il a longues) le problème est qu’il ne suffit pas de se prendre pour Dante pour faire de son roman une Divine Comédie. CQFD.&lt;br /&gt;Les américains et leur puritanisme bon ton adorent ce genre de prédicateurs brushés et rasés de frais. Albom a voulu exploiter ce filon fielleux en prenant comme personnage central un type sans grand relief qui a mené une existence terne et triste et qui s’apprête à mourir d’un accident alors qu’il a atteint l’age limite de validité depuis un bail et qu’il est perclus de rhumatismes et certainement de trucs encore plus graves que la décence de l’auteur nous a épargné. Ambiance…&lt;br /&gt;Heureusement, les éditions Pocket ont pensé à tout en rajoutant le bandeau rouge sur la couverture du livre : « Le roman qui réconcilie avec la vie ».&lt;br /&gt;Et une publicité mensongère de plus, une !&lt;br /&gt;Si la sécurité sociale et tous les psy de la terre remboursaient ou conseillaient cette proza(i)c lecture aux dépressifs et suicidaires de tout poil, je crois bien que le Pompes Funèbres Générales feraient leur entrée au CAC 40.&lt;br /&gt;Non mais sans blague ! Le type meurt, bon c’est presque un soulagement pour lui, il arrive au paradis et y rencontre cinq personnes qu’il a connu ou en tout cas qui ont eu leur importance dans sa vie. Résultat des courses dans la onzième : Il a tué deux types sans le savoir, à cramé au lance flamme une petite fille lors de la guerre du Vietnam, passé sa vie à haïr un père qui en fait n’était pas si con que cela et obtient confirmation que l’épouse qu’il a perdu d’une épouvantable maladie était bien la femme de sa vie.&lt;br /&gt;Merci Mitch pour cette leçon de vie, je crois que je vais aller me recoucher tout de suite avec trois Valium, une barrette de Lexomil et un calva pour faire glisser le tout.&lt;br /&gt;Restons compréhensif tout de même et reconnaissons au moins une vertu pédagogique à Monsieur Albom : celle d’avoir glissé un excellent participe passé dans son titre.&lt;br /&gt;Et laissons lui le dernier mot dans un ultime moment de recueillement:&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Ce n’est que beaucoup plus tard, quand la peau pendouille et que le cœur s’affaiblit, que les enfants comprennent que leurs histoires et toutes leurs réussites s’ajoutent à celles de leurs parents dans les eaux de la vie&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-114096161889888497?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/114096161889888497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=114096161889888497' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114096161889888497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/114096161889888497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/02/evangelight.html' title='Evangelight'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113942967710553110</id><published>2006-02-08T21:04:00.000+01:00</published><updated>2006-02-08T21:14:37.120+01:00</updated><title type='text'>Richard Millet : le bon grain de l’ivraie</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/3.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Les soldes se terminent et pourtant, pourtant de nombreux écrivains continuent à être réduits, vendus au rabais, bazardés, étiquetés parce que l’humain comme la bêtise à horreur du vide et qu’il faut bien meubler. Parisianiste, germanopratin, animalier, régionaliste ou insulaire on identifie à tout va et on range le tout dans de petits tiroirs d’apothicaire. Et puis on oublie…&lt;br /&gt;Richard Millet fait parti de ceux là, de ceux que l’on a caché derrière une oriflamme limitative. Or Richard Millet n’est pas un écrivain régionaliste. Richard Millet n’est pas un Auteur d’Origine Contrôlée. On ne le trouvera pas classé entre foire aux grattons et festival de l’espadrille de Mauléon car Richard Millet est inclassable bien loin du tout à l’égout linguistique de ses contemporains de plume.&lt;br /&gt;Ne revenons pas sur le &lt;a href="http://livres.lexpress.fr/entretien.asp/idC=10189/idR=5/idTC=4/idG=0"&gt;triste entretien &lt;/a&gt;qu’il eut avec le non moins triste Frédéric Beigbeder dans les pages de l’Express ou plutôt si, revenons y car j’ose insister sur le fait que Millet est un auteur rare, fanatique de littérature et de verbe, pourfendeur de mièvreries et d’eau tiède que les générations actuelles idolâtres et portent aux nues. Lorsque Beigbeder lui-même se compare à un néo-Stendhal, qu’il désigne Anna Gavalda comme la descendante en ligne directe de Sagan, il dresse malgré lui un portrait de la littérature contemporaine à coup de marteaux et de burins. Si c’est bien cela la littérature du XXIè siècle, elle porte alors un visage de putain maquillée chez Ripolin.&lt;br /&gt;Car c’est bien cela que revendique Beigbeder en reprochant à Millet son mutisme, son attitude de résistant emmuré dans son bunker à la manière d’un Sallinger. Il justifie son abus des médias en disant que c’est le dernier rempart à l’oubli de la littérature. Le show sauvera les belles lettres. Rimbaud et Verlaine en remake français de Brokeback Mountain et Gide au procès d’Outreau en direct sur LCI pour les commentaires, c’est vrai que ça aurait de la gueule. Dans le monde de Beigbeder.&lt;br /&gt;Jetez-vous sur Millet, dégustez ses romans, délectez-vous de cette maîtrise et de ce respect de la langue, remettez vos compteurs à l’heure en renouant avec ce que Belles lettres veulent dire et n’oubliez pas, pour que vive la littérature, prenez garde que le grain ne meurt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113942967710553110?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113942967710553110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113942967710553110' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113942967710553110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113942967710553110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/02/richard-millet-le-bon-grain-de-livraie.html' title='Richard Millet : le bon grain de l’ivraie'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113837328618308942</id><published>2006-01-27T15:46:00.000+01:00</published><updated>2006-01-27T22:18:35.983+01:00</updated><title type='text'>The Jane Austen Power</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/J-frame.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/J-frame.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après avoir traversé, non sans mal, ces semaines de gastroentérites, de grippe aviaire et de grippe tout court, il est, je crois de bon augure d’aller se mettre quelques petits papillons dans le ventre en se replongeant dans l’œuvre brillante que nous a léguée Jane Austen.&lt;br /&gt;Sachant que le septième art allait nous offrir une fois de plus courant 2006 le raccourci d’une oeuvre majeure, je me suis mise en demeure de lire ce merveilleux pavé qu’est «Orgueil et préjugés». J’y ai découvert avec délectation l’histoire passionnante et passionnelle d’Elizabeth Bennett et Marc Darcy (et non Marc Dorcel comme je l’ai, de triste mémoire, déjà entendu…). Bien sur, je suis bonne fille et, j’ai comme beaucoup d’entre nou(e)s, trouvé en Monsieur Darcy la personnification de l’homme idéal. Fort, protecteur, un brin taiseux, du genre à ne pas avoir les deux pieds dans la même derby et surtout un flegme et une sensibilité toute britannique. Mais, à la lecture d’ «Orgueil et préjugés » comme dans « Emma » ou « Raisons et sentiments », ce qui m’a le plus plu, c’est le portrait que Jane Austen dresse de la bourgeoisie anglaise du XVIIIè bien entendu mais aussi et surtout son humour et sa vision de l’amour alors qu’elle-même n’a jamais connu les égarements du coeur.&lt;br /&gt;C’est donc baignée de cette représentation idéale de l’existence et non moins éprise de ce cher Darcy que je m’en fus un beau matin de RTT visionner seule le dernier opus de Joe Wright. Seule mais avec force mouchoirs, bien calée au troisième rang de mon UGC de quartier.&lt;br /&gt;J’avoue ne pas avoir été déçue, surtout pas Darcy qui, chaud comme un muffin tout juste sorti du four dans sa redingote ajustée m'a fait défaillir plus d’une fois, un véritable supplice pour célibataire au long cours …&lt;br /&gt;Mais, il faut raison et sentiments garder. J’avoue avoir été passablement agacée par les minauderies de Mademoiselle Keira Knightley qui est sensée incarner la très gifted Elizabeth Bennet. Elle est bien entendu très jolie et ce n’est pas la jalousie qui me fait parler (un peu quand même mais ce n’est pas là l’essentiel) en fait, elle m'a profondément ennuyée avec ses petits sourires étudiés et ses mordillages de lèvres qui doivent certainement être aussi inconscients que l’est son QI.&lt;br /&gt;Ce qui m’a particulièrement plu par contre, au-delà des coupes sombres et des inadmissibles raccourcis employés par Joe Wright, ce sont les costumes. Pour une fois enfin on y croyait !&lt;br /&gt;Du vrai tissus, usé, fatigué, mal repassé du vintage pour sur, nous qui étions habitués à sentir la savonnette à la violette et à voir des costumes tout droit sortis du 5 à sec dès qu’on nous présente un film d’époque, j’ai été conquise par tant de sobriété et de justesse.&lt;br /&gt;La conclusion reste simple, il faut lire les livres et ne jamais se contenter d’une adaptation cinématographique aussi brillante soit elle. Nous nous devons de laisser aller notre imaginaire car il sera toujours de loin le meilleur des metteurs en scène.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113837328618308942?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113837328618308942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113837328618308942' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113837328618308942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113837328618308942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/01/jane-austen-power.html' title='The Jane Austen Power'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113751848941476593</id><published>2006-01-17T15:55:00.000+01:00</published><updated>2006-01-17T23:31:14.016+01:00</updated><title type='text'>L'homme qui aimait les femmes</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/eleven.1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/eleven.1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; David Foenkinos n'a que 32 ans mais une sensibilité aux femmes digne d'un Charles Denner sur le retour.&lt;br /&gt;J'ai acheté son roman intitulé "Le potentiel érotique de ma femme" parce que le titre m'a bien plu et parce que je venais de "sortir" de Catherine Millet. L'érotisme étant très loin de cette dernière, je me suis dit qu'un bon bain de stupre me remettrait les compteurs à niveaux. J'avoue avoir été comblée au-delà de toute espérance, pas sur le point de vue de l'érotisme, entendant nous, mais plutôt sur la plume du jeune homme. Il a l'écriture visuelle, un sens aigu de l'observation et une vision du monde presque aussi amère qu'un Salinger sous Xanax. Je ne le comparerai pas, comme certains l’ont déjà fait, à Marcel Aymé car je ne trouve pas cela très juste de comparer un jeune auteur à des pontifes de la littérature française. Foenkinos écrit comme personne et personne n’écrit comme Foenkinos même si en secret je le range dans mon petit sac à mascottes en soie brodé auprès de Jean-Marie Laclavetine, Maupassant et Romain Gary …  Il y a chez lui, cette façon de dépeindre les choses, les êtres et les situations avec un humour corrosif pétri d’une déroutante maturité.&lt;br /&gt;Lors du désormais fameux Salon de l’Hôtel de Ville, je n’ai heureusement pas fait que croiser le chemin de Thomas Lélu (en ballotage dans ma circonscription), ce qui m’avait attiré dans ce chancre de la dorure sur bois à la feuille d’or, c’était avant tout David Foenkinos. Dieu Grec dans temple de la jaquette.&lt;br /&gt;J’ai rencontré un type tout en longueur, l’allure d’un Michel Berger d’avant France Gall, le genre de garçon que l’on rêve d’avoir en copain au lycée ou en copain tout court. Il m’a accueilli avec une profonde cordialité, m’a fait une dédicace superbe sur son dernier livre « En cas de bonheur » que j’ai dévoré et m’a même dit qu’il m’attendait l’année prochaine sur le même salon pour mon premier livre.&lt;br /&gt;La classe ! Il ma conquit pour la vie !&lt;br /&gt;Quand je vous dis que ce type aime les femmes…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113751848941476593?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113751848941476593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113751848941476593' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113751848941476593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113751848941476593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/01/lhomme-qui-aimait-les-femmes.html' title='L&apos;homme qui aimait les femmes'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113672186375218454</id><published>2006-01-08T12:56:00.000+01:00</published><updated>2006-01-09T12:36:57.506+01:00</updated><title type='text'>Belle année 2006 !!!</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/larson.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/larson.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je vous souhaite à toutes et tous une très belle année marquée sous le signe de la découverte littéraire.&lt;br /&gt;Repoussons les démons de la littérature de chiottes et gardons toujours un oeil dans le rétro!&lt;br /&gt;Et rappelons le, il n'y a pas de mauvais ecrivains, il n' y a que de mauvais lecteurs donc ne nous laissons pas terrasser par la médiocrité!&lt;br /&gt;Live with books&lt;br /&gt;Leave bad books*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Saoul-Fifre!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113672186375218454?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113672186375218454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113672186375218454' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113672186375218454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113672186375218454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2006/01/belle-anne-2006.html' title='Belle année 2006 !!!'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113570699625877193</id><published>2005-12-27T17:59:00.000+01:00</published><updated>2005-12-27T19:15:03.786+01:00</updated><title type='text'>Quand l'habit ne fait pas le moine...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/arton277.1.gif"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/arton277.1.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quand on porte un nom pareil, qu'on en joue et en abuse il faut en avoir un peu dans le gilet comme on dit chez moi. Le problème c'est que Thomas Lélu arrive comme un messie mais que le costume est un peu trop grand pour lui. A sa décharge, je dirais qu’on n’est jamais tout à son aise dans un costard d'emprunt. Est-ce la faute d'un marketing savamment orchestré? Un titre racoleur et énigmatique, une photo de l'auteur prise par Jean-Baptiste Mondino (rien que ça), une barbe de quinze jours faussement négligée (résultat très difficile à obtenir), un quatrième de couv’ annonçant « un univers singulier proche de Tex Avery et des Monty Python », un bandeau "Premier Roman" rognant 1/3 de la couverture comme un alibi à l'achat bref un bien de consommation facile, ludique et conditionné genre 3 en 1.&lt;br /&gt;Et oui, vous me voyez venir, j’en veux beaucoup à Thomas Lélu. Je le jalouse aussi car il m’a dit quelque chose qui ne m’a pas, mais alors pas plu du tout lorsque je suis allée le rencontrer l’autre jour au salon du livre de l’Hôtel de ville.&lt;br /&gt;Je m’avance intriguée vers ce plutôt beau garçon de trois ans mon cadet assis, aurais-je dû m’en alarmer ? à côté de mon ami Marc Lévy. Je l’enjoins timidement à me dédicacer son livre puis l’interroge sur son parcours de romancier débutant.&lt;br /&gt;A-t-il beaucoup attendu avant d’être publié ? A-t-il essuyé de nombreux refus ?&lt;br /&gt;Relevant la tête vers moi, il me lance un regard dans le genre méditation silencieuse au sommet du Mont Blanc qui me met aussitôt mal à l’aise puis me répond du bout des lèvres :&lt;br /&gt;« J’en sais rien. Je ne l’ai envoyé qu’à un seul éditeur et cela a suffit. »&lt;br /&gt;Bah mon gaillard je n’ai pas pu m’empêcher je me suis vue lui répondre :&lt;br /&gt;« Vous êtes un pistonné alors ! »&lt;br /&gt;Je crois que cela ne lui a pas fait plaisir… Du premier coup ! Edité au premier envoi ?! Nous avons donc affaire à un génie. Le marketing n’est présent que pour mieux mettre en valeur cet auteur exceptionnel. Je me plonge dans la lecture de son Jeanne Mass, spirituellement prête à accéder au divin.&lt;br /&gt;Il est de la famille des livres qu’on regrette d’avoir achetés sur un coup de tête, de ceux pour lesquels on voudrait se faire rembourser avec dommage et intérêts.&lt;br /&gt;Une sombre mascarade, de la « littérature » syncopée qui se veut drôle et originale mais qui n’est que du Dominique Noguez réchauffé, du Paul Eluard sous ecstasy, un vrai bad trip. Morceaux choisis :&lt;br /&gt;« J’entre dans la boîte, la salle est totalement enfumée, c’est vraiment trop ouf donc je commence à sourire et je sors deux trois mots en anglais à une fille qui passe près de moi et qui me fait penser à un abat-jour ».&lt;br /&gt;« Nous poussons deux trois personnes qui fument des oinjes et qui nous font des whaou mais on est vachement plus balèzes qu’eux alors no problem pour passer et on arrive à l’entrée où les flics et le SAMU nous attendent, habillés en cosmonaute ».&lt;br /&gt;Est-ce la peine d’en rajouter ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113570699625877193?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113570699625877193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113570699625877193' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113570699625877193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113570699625877193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/12/quand-lhabit-ne-fait-pas-le-moine.html' title='Quand l&apos;habit ne fait pas le moine...'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113407932971446664</id><published>2005-12-08T22:55:00.000+01:00</published><updated>2005-12-20T12:09:06.663+01:00</updated><title type='text'>La France exacte, ou presque...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/diderot_ecrire4.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/diderot_ecrire4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il y a quelques jours de cela, notre président recevait à l'Elysées ce que les journaux qualifièrent de "panel représentatif des français" ou plutôt de "France exacte". Certains riaient sous cape de cette France qui possédait en son sein quelques visages bien connus des services de police, du récidiviste notoire à l'aigrefin à temps partiel. On s'en étonne, on s'en emeut mais quoi de plus exacte que la vérité vraie? Le bandit est en droit de se poser autant de questions que le notable. Parce qu'on a tutoyé plus souvent les barreaux de la prison que les barreaux de chaise on ne devrait pas être autorisé à fouler du pied la moquette moelleuse des salons de l'Elysées et à serrer la paluche du grand Jacques?&lt;br /&gt;Ce qui était chouette ce jour là à Matignon s'était justement ce vrai visage de la France même si il était plus près de celui de Madame Toulemonde que de celui de Miss Languedoc-Roussillon.&lt;br /&gt;Un atelier d'écriture c'est un peu la même chose (chaud devant la digression !). On prend un mot, noble et fédérateur (par exemple la "Littérature") et puis on ouvre la porte. Ne sont entrés que ceux pour qui ce mot avait une signification. On referme la porte et là on s'étonne poings sur les hanches de ne pas reconnaitre ses petits. C'est qu'il existe autant de forme d'écrivants que de lettres dans l'alphabet russe.&lt;br /&gt;On vient apprendre à écrire sans pour autant correspondre à un schéma préadmis. L'aspirant écrivain n'est pas ce ténébreux jeune homme aux cheveux longs au regard sombre et torturé qui habite sous les toits où il nourcit des pages et des pages enfievrées. L'aspirant écrivain s'appelle Marie-Laure, Thibault ou Charles-Eric, il a 19, 32 ou 45 ans et vient de milieux sociaux aussi divers que variés. Il vient à l'atelier d'écriture pour s'entendre dire qu'on l'aime, pour répondre à l'attente d'un psychothérapeute dérouté ou ambitieux, pour rencontrer d'autres ermites du stylo bille, pour améliorer son style ou pour carrément devenir écrivain de renom. Les ambitions diverges autant que les visages, autant que les caractères. Laurence est introvertie, peut-être en cure thérapeutique pour apprendre à se "lacher" (un mot a connaitre puisqu'il s'agit du leitmotiv des ateliers d'écriture), Thibault parle, lit, ecrit à 100 à l'heure courant après on ne sait quel hypothétique bonheur, Sarah a eu une enfance triste, sans doute malheureuse alors quand elle écrit, elle dit "merde, fais chier, ta gueule" au moins une fois par atelier afin de montrer qu'elle en a bavé, Charles-Eric est un homme pressé, entre deux mémos sur son palm pilote et trois SMS il arrive à suivre l'atelier et à s'investir histoire de rendre l'affaire un temps soit peu rentable, Annick vit dans une nostalgie débordante qu'elle n'arrive à réfreiner que par des pauses cigarettes qu'elle souhaiterait plus nombreuses etc etc. Et l'homme orchestre dans tout ça? Il s'agit de JC et JC est à l'atelier ce que cerbère est aux enfers. Il garde de main de maitre l'illusion que chacun de nous a un potentiel artistique fabuleux. Ici nul question de se critiquer autrement qu'en disant "ouah on a tous été super fort aujourd'hui!" ou variante "et oui très intéressant, tu devrais le continuer chez toi".&lt;br /&gt;Beaucoup s' accomodent de ces bon sentiments et dodelinent de la tête lorsque JC rembarre les pourfendeurs de mièvreries en disant "Avant d'abattre les montagnes, le sage déplace d'abord les pierres". Voilà comment tourne un atelier d'écriture, celui là même où je vais chaque semaine déblayer quelques cailloux dans l'espoir de déplacer les montagnes de l'anonymat!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113407932971446664?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113407932971446664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113407932971446664' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113407932971446664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113407932971446664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/12/la-france-exacte-ou-presque.html' title='La France exacte, ou presque...'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113257384306664667</id><published>2005-11-21T12:47:00.000+01:00</published><updated>2005-12-07T19:48:54.840+01:00</updated><title type='text'>La fesse cachée de Catherine Millet</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/cikkek_10179.1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/cikkek_10179.1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; J'avais d'abord pensé intituler ce post "La mécanique de Catherine M." mais s'eut été encore faire du tort à Calaferte que j'aime bien. Il faut bien avouer malgré tout qu'il s’agit bien là de mécanique et non pas de sensibilité.&lt;br /&gt;De la fesse triste à qui mieux mieux, des sexes calculés au kilomètre, des éjaculations au mètre cube et des partouzes au mètre carré.&lt;br /&gt;Un rapport d'inventaire implacable aussi sexy qu'un annuaire des postes.&lt;br /&gt;Il y a pourtant de la matière dans la vie sexuelle de Catherine M. On sent bien que rien ne nous sera dissimulé et c'est parfois bien cela qu'on tendrait à lui reprocher à la longue. En effet rien de son anatomie et de sa façon de s'en servir ne nous est épargné. Sa sexualité nous est exposée de manière froide et chirurgicale tant et si bien qu'on ne sait plus si on se trouve chez le garagiste ou sur le lieu d'une autopsie.&lt;br /&gt;La démarche m'avait semblé intéressante au départ, je me demandais bien quel culot, quelle drôle de liberté pouvait bien animer cette femme publiquement connue qui de plus évolue et évoluait à l'époque dans un milieu parisien faussement open minded.&lt;br /&gt;Je me disais que peut être, cette femme viendrait briser quelques tabous à la dent dure de ceux qui font que la débauche des hommes passe pour du Dom Juanisme et celle des femmes pour de la nymphomanie mais bon je crois que non. Catherine Millet ne sera pas à la sexualité féminine ce que Freddy Mercury fut à la communauté gay.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113257384306664667?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113257384306664667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113257384306664667' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113257384306664667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113257384306664667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/11/la-fesse-cache-de-catherine-millet.html' title='La fesse cachée de Catherine Millet'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113137257001753019</id><published>2005-11-07T14:30:00.000+01:00</published><updated>2005-11-07T20:47:12.906+01:00</updated><title type='text'>Pour les nuls qui souhaitent le rester</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/9782754000611-G.1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/9782754000611-G.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Lorsque je me mets en quête d’acheter un précis de littérature, j’agis un peu comme l’acquéreur d’équidés sur une foire agricole. Au lieu de regarder la dentition, je reluque en vitesse l’index à la recherche de la partie consacrée à Romain Gary. C’est un indice pour moi quasiment infaillible. Cet autre jour dans les rayons lettres d’un grand magasin, je tombe sur ce nouveau vade-mecum pour connaisseurs approximatifs. Très bien, dans l’index je repère très rapidement la page dédiée à mon auteur fétiche mais là, calamité de calamité je tombe dans cet indicible abîme qui sépare le nervous breakdown du total blackout.&lt;br /&gt;Je lis et relis l’imbécillité qui y est écrite à m’en faire une irréversible exophtalmie : « Romain Gary, auteur Français né à Paris… »&lt;br /&gt;Mais où ont-ils bien pu trouver pareille ânerie ? Gary né à Paris ? Passe encore quand je vois écrit « né à Moscou » puisque c’est lui-même qui le disait dans son art de transformer la réalité mais depuis il est communément admis qu’il est né à Wilno, Pologne. Et cet état de fait n’est pas qu’anecdote débile de fétichiste ; c’est la base de l’histoire de cet écrivain déchiré entre plusieurs nations, c’est ce qui l’a formé, construit et fait homme. Ce n’est pas chipoter entre un écrivain qu’on dirait être né dans le 16ème alors qu’il a vu le jour à l'Hôpital américain de Neuilly. Une fois l’incongruité dépassée, je parcours rapidement la généreuse dizaine de lignes dédiées à Gary. Pour du survol, c’est du survol ! C’est un peu comme déclarer qu’on connaît Paris alors qu’on a juste fait le tour du périph’ !&lt;br /&gt;Epargnez 22 euros et ressortez votre ringard Lagarde &amp;amp; Michard. C'est toujours dans les vieux pots...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113137257001753019?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113137257001753019/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113137257001753019' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113137257001753019'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113137257001753019'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/11/pour-les-nuls-qui-souhaitent-le-rester.html' title='Pour les nuls qui souhaitent le rester'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113084208279373897</id><published>2005-11-01T11:47:00.000+01:00</published><updated>2005-11-01T16:21:48.340+01:00</updated><title type='text'>Supplice Finois</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Paasilinna.1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Paasilinna.1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; En Finlande comme dans beaucoup d'autres pays, le suicide est l’une des premières causes de mortalité.&lt;br /&gt;Il est vrai qu’à l'austérité ambiante s’ajoutent les rudesses des éléments, le chômage endémique et les semaines de crépuscule polaire qui ne poussent certes guère à la gaudriole et à l'épanouissement personnel. Et pourtant, pourtant il y a en Finlande quelques phénomènes qui vous sortent du fond du fjord pour vous hisser très haut. De ces choses qui vous requinquent comme une bonne gorgée de vodka, qui viennent vous fouetter délicatement le corps tel un bouquet de rameaux de feuilles de bouleau parfumées au sortir du sauna. De ces choses qui tiennent plus leurs promesses qu'un hypothétique Père Noël. Il y a dieux, elfes et lutins merci Arto Paasilinna, le brise-glace local.&lt;br /&gt;Avec &lt;em&gt;Petits Suicides entre amis&lt;/em&gt;, il éperonne le quotidien de finlandais au bout du rollmops qui, sous la direction d'un Colonel, d'un homme d'affaire déchu et d'une secrétaire déprimée forment bientôt la folle équipée des suicidaires anonymes.&lt;br /&gt;A bord d'un car Pullman rutilant, ils se mettent en quête de récupérer un par un les aspirants au suicide de l'ensemble du pays.&lt;br /&gt;Cela donne lieu à une extravagante galerie de portraits : un éleveur de rennes retors, un capitaine en cale sèche, un serveur bout en train, un dresseur de visons, une femme battue bref tout ce que peut contenir comme détresse l'univers de la mélancolie. La conclusion est brutale, force est de constater que la Laponie ne résonne pas que de rires d'enfants et de grelots de rennes et non, les marmottes ne passent pas leur temps à mettre le chocolat dans le papier d'alu...&lt;br /&gt;S’ensuit un long périple à travers la Suède, l’Allemagne, l’Alsace, la Suisse puis le Portugal. Et pourquoi ce circuit touristique pour des aspirants au néant me direz-vous ? Et bien c'est qu'ils recherchent le meilleur endroit pour orchestrer leur suicide collectif ! Le récit « traineau » un peu en longueur et parfois le lecteur à lui aussi envie d’en finir. Mais quand trouveront-ils le lieu idéal pour leur grand saut vers l’inconnu ?&lt;br /&gt;Heureusement la dérision y règne en maître et on s’attache progressivement à ce petit troupeau esseulé et bramant.&lt;br /&gt;Encore un livre à déguster. A lapone heure !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113084208279373897?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.info-finlande.fr/' title='Supplice Finois'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113084208279373897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113084208279373897' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113084208279373897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113084208279373897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/11/supplice-finois.html' title='Supplice Finois'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-113033750917494643</id><published>2005-10-26T16:38:00.000+02:00</published><updated>2005-10-26T20:10:06.916+02:00</updated><title type='text'>Ivresses parallèles</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Bukowski%20%20Apostrophe.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Bukowski%20%20Apostrophe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il y a bientôt 10 ans, je croisais par le plus pur des hasards Frédéric Beigbeder à la Librairie La Hune du Bd St Germain. Je rêvais à l'époque de faire partie du Caca's club (club des analphabètes cons mais attachants) dont il était le fondateur. Lorsque ce dernier me lança un regard plus que concupiscent, je restais malheureusement interdite et n'osais franchir le pas qui m'aurait mené vers la gloire ou plus assurément dans son lit. Depuis cette fugace rencontre, Beigbeder est devenu écrivain, le caca's club n'existe plus et Bukowski est mort. Comme quoi tout fout le camp. Il est toutefois intéressant de profiter de l'occasion pour faire un rapprochement entre ces deux écrivains. Pour voir à quel point le jeune loup s'est inspiré du vieux cochon aussi bien dans ses écrits que dans l'évolution de son personnage. A la lueur de "&lt;strong&gt;Contes de la folie ordinaire&lt;/strong&gt;" et de "&lt;strong&gt;Nouvelles sous ecstasy&lt;/strong&gt;" je vais, sans trop de peine, vous en faire la démonstration. Inutile de spécifier que le parti pris est évident et que biensûr Beig n'a pas la carrure de Buk, qu'il flotte même dans ses santiags et se noie dans son fond de bourbon mais bon quand on copie en moins bien il faut s'attendre à quelques revers... Beigbeder aime comparer (Le Clezio à Gillot Petré, Ravalec à un sanibroyeur, Paul Auster à un imposteur) alors comparons !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Leurs points communs&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt;Une certaine marginalité.&lt;br /&gt;L'usage de drogues.&lt;br /&gt;Le goût des femmes.&lt;br /&gt;Une grande liberté.&lt;br /&gt;Anthropologistes de leur milieu.&lt;br /&gt;Tous deux divorcés père d'une fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Leurs divergences&lt;/strong&gt; :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L'un est marginal dans son milieu, l'autre est marginal dans le milieu qui n'est pas le sien.&lt;br /&gt;L'un est un alcoolique achevé, l'autre cherche de nouvelles sensations dans les paradis artificiels.&lt;br /&gt;L'un n'a aucun respect pour les femmes mais est un vrai tendre, l'autre se dit romantique mais est un vrai macho.&lt;br /&gt;L'un eut une enfance favorisée, l'autre est né pauvre et se faisait battre par son père.&lt;br /&gt;Quand l'un est cru c'est de la littérature, quand l'autre est acide c'est déjà vu dans Voici.&lt;br /&gt;Quand l'un vomit dans ses toilettes d'hotel miteux l'autre vomit dans les poubelles de la rue de Varenne.&lt;br /&gt;Quand l'un se descend trois bouteilles de Sancerre à Apostrophe avant de sortir son cran d'arrêt, l'autre cherche encore comment heurter l'opinion publique et créer la contreverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Moralité:&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Si Bukowski était une voiture, il serait une jeep crottée jusqu'à la moelle.&lt;br /&gt;Si Beigbeder était une voiture, il serait une smart couverte de pub.&lt;br /&gt;Ca klaxonne, ça se faufile mais ça tient pas la distance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-113033750917494643?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/113033750917494643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=113033750917494643' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113033750917494643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/113033750917494643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/10/ivresses-parallles.html' title='Ivresses parallèles'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112989238695957126</id><published>2005-10-21T12:27:00.000+02:00</published><updated>2005-10-21T19:35:41.800+02:00</updated><title type='text'>Recyclage</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/plastic.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/plastic.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Poppy Z Brite a depuis plus de vingt ans déjà, pris comme cheval de bataille de bousculer les bonnes moeurs de l'amérique puritaine. Jusque là, je ne peux que l'en féliciter et l'encourager au porte voix à décoincer les conventions qui pétrissent ce grand pays, à faire voler en éclats les pudibonderies de façade.&lt;br /&gt;Mais comme le dit le proverbe "la fin ne justifie pas toujours les moyens".&lt;br /&gt;En voici à mon goût un bel exemple.&lt;br /&gt;Avant de fustiger ce livre, je vais comme Coluche mettre les choses bien à plat en signalant que je n'ai absolument rien contre les homosexuels, j'en compte moi même parmi mes amis et ai usé mes fonds de jeans au Boys de Paris que j'avais pas 17 ans!&lt;br /&gt;Bon, ceci dit, Poppy Z. Brite, cette icone underground, sorte de Jeanne Mas matinée de Louise Broooks, tente de lancer sans élan un pavée dans la mare en imaginant ce qui serait advenu si Paul Mc Cartney et John Lenon avaient été amants.&lt;br /&gt;Ca jette un froid! Le premier qui rit, il sort c'est un ordre !&lt;br /&gt;Tu parles d'un pavée! Autant balancer une camionnette de gravier au fond de la Seine, ça fera plus de remous...&lt;br /&gt;Pauvre Poppy et heureusement pour les homosexuels qui ne l'ont pas attendu !&lt;br /&gt;C'est y a trente ans que tu aurais dû le sortir ton livre mais comble de malchance Lenon n'avait pas encore été assassiné ! Je suis pas certaine que cela lui aurait plu de s'"Imaginer" avec Paul dans son lit ou ailleurs ! Et pourquoi pas après tout, là n'est pas le fond du sujet...&lt;br /&gt;Le vrai sens de ce livre est de postuler le fait que deux idoles mondialement connus peuvent changer la face de la terre et les convictions en avouant aux yeux du monde leur différence.&lt;br /&gt;Il y a pourtant eu des précédents célèbres qui n'ont pas beaucoup aidé les homos à se sentir moins marginalisés : Bowie et Jaegger n'ont ils pas été soupçonnés d'avoir fait tirlipimpon sur le Chihahua? Madonna n'aurait-elle pas tondu à maintes reprises la pelouse de Sandra Bernhard et d'autres jeunes Virgin peu farouches sans pour autant faire baisser les prestations des jardiniers ?&lt;br /&gt;Moi aussi je m'en pose des questions Poppy. Je sais c'est pas facile de s'appeler Poppy. J'ai moi même eu un chien dont la simple évocation m'arrache des larmes qui s'appellait Popsy. Il ne s'en ait jamais plaint mais il aurait pu.&lt;br /&gt;Allons Poppy, il y a trente ans l'homosexualité était encore réprimée en Angleterre, OscarWilde croupissait dans sa geole de Reading, une nouvelle chasse aux sorcières était lancée mais toi Poppy tu arrives un peu comme la cavalerie. C'est le geste qui compte me direz-vous ? Un geste commercial tout de même! Elle n'a pas, que je sache, laissé l'intégralité des revenus de ce livre à la fondation Freddy Mercury.&lt;br /&gt;Enfin tout cela n'est pas bien grave, on ne saurait en vouloir à ceux qui ont un peu trop copiné avec Marie-Jeanne en écoutant en boucle "Imagine". L'utopie a ses dérives que la littérature héberge toujours de bon coeur. Ca la perdra !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112989238695957126?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112989238695957126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112989238695957126' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112989238695957126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112989238695957126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/10/recyclage.html' title='Recyclage'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112930475012237585</id><published>2005-10-14T16:24:00.000+02:00</published><updated>2005-10-14T17:47:44.206+02:00</updated><title type='text'>Camping chez sa Majesté</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/mills4.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/mills3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Quelle drôle d'idée d'élire domicile dans un camping niché au coeur d'un Royaume-Uni aux portes de l'automne? Quelle idée encore plus absurde d'y rester alors que tous les estivants ont fui la rigueur du climat et l'oisiveté du site pour finalement se retrouver l'esclave des lieux et d'une population entière ?&lt;br /&gt;Cela fait malheureusement partie des mirages de l'existence dirait le philsophe. Moi, j'appelle plutôt ça de la schkoumoune.&lt;br /&gt;Voilà ce qui arrive à ce jeune garçon parti seul avec sa moto dans l'intention de traverser l'Inde. Bien loin de céder aux sirènes de la félicité promise par Katmandou, le voici peu à peu en train de s'enliser à la fois dans ce camping paumé et dans ses rapports humains.&lt;br /&gt;Ce qui ne devait être qu'une étape devient progressivement le lieu de toutes ses afflictions.&lt;br /&gt;Le patron du camping, un certain Tommy Parker, bourru et peu bavard, lui dresse peu à peu l'air de rien, une liste de travaux de force que le jeune homme peine à refuser. La quinzaine de jours qu'il devait passer au camping deviennent semaines puis mois. Sisyphe à la crème anglaise.&lt;br /&gt;L'aspirant aventurier se transfome sous nos regards désabusés en ouvrier homme à tout faire puis en laitier dépassé par les evènements.&lt;br /&gt;L'unique compensation à ces journées de labeur sont les compétitions de fléchettes et les bières partagées au pub le plus proche avec des autochtones aussi rustres qu'acariâtres.&lt;br /&gt;De concessions en renoncements, notre pauvre garçon nous fait souvent penser à nos propres faiblesses, à nos démissions à notre façon parfois de céder à une certaine fatalité.&lt;br /&gt;On le déteste de se laisser manipuler, on le trouve stupide et sans impétuosité mais on ne peut s'empêcher de le regarder avec beaucoup de tendresse car c'est un peu de notre côté sombre, en tout cas je me suis sentie dans ses Doc Martins autant que dans ses haricots sauce tomate.&lt;br /&gt;Débordée et dépitée par un monde implacable.&lt;br /&gt;Un beau livre à l'humour anglais à ne pas laisser passer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112930475012237585?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112930475012237585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112930475012237585' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112930475012237585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112930475012237585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/10/camping-chez-sa-majest.html' title='Camping chez sa Majesté'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112887441507491621</id><published>2005-10-09T17:21:00.000+02:00</published><updated>2005-10-09T18:13:35.083+02:00</updated><title type='text'>Parties cul alimentaires</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Michel_Houellebecq.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Michel_Houellebecq.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; On sort de la lecture des "Particules élémentaires" de Houellebecq comme d'un marathon effectué à reculons.&lt;br /&gt;Déconcerté, écoeuré, la tête farcie d'images glauques.&lt;br /&gt;L'histoire de ces deux demi-frères paumés dans un monde qui l'est tout autant mais qui semble les rejeter, vous abandonne sur le trottoir comme une mauvaise cuite. Rien à aucun moment ne vous laisse entrevoir une issue favorable à ces vies qui nous sont livrées sous le jour cruel de la réalité.&lt;br /&gt;Amateur de sexe façon Régine Desforges passez votre chemin! Il n'est ici question que d'une sexualité dépravée, impudique, triste et solitaire où chacun porte son appareil génital en bandoulière. Les personnages sont avant que d'être des hommes et des femmes, de la chair à farcir, passez-moi l'expression.&lt;br /&gt;Quel est le but de Houllebecq ? Ecrire pour partager son angoisse d'exister, donner en contre-exemple des morceaux choisis de sa propre dérive ou écrire pour de l'alimentaire ? Lui même dit vouloir témoigner de la déchéance du monde et sur l'urgence d'une mutation. Si la solution s'appelle Raël, on va encore réfléchir un peu...  Il y a beaucoup de lui dans ce roman au travers de l'enfance massacrée, de la recherche d'identité, du rejet du monde moderne écrasant et réducteur mais Houellebecq choisit de mettre en avant Bruno, le personnage le plus terne du roman, au détriment de Michel plus ambigu mais au combien plus intéressant. Cela est regrettable à mon avis.&lt;br /&gt;Aucun de ces deux personnages ne sera épargné par les vicissitudes de la vie et systématiquement le bonheur rebroussera chemin dès qu'il se présentera face à eux.&lt;br /&gt;Ce roman résume la vacuité du monde et l'impossibilité d'y être heureux quoi qu'on y face dans le silence ou le vacarme de ses idéaux. C'est noir, sans issue. Un cul de sac dans un sac de culs où seul le sexe donne du relief aux paysages.&lt;br /&gt;Faut-il lire Houellebecq ? Oui mais si tout va bien chez vous et en gardant à portée de main son sens de la dérision.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112887441507491621?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.houellebecq.info/' title='Parties cul alimentaires'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112887441507491621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112887441507491621' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112887441507491621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112887441507491621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/10/parties-cul-alimentaires.html' title='Parties cul alimentaires'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112766304438869417</id><published>2005-09-25T17:05:00.000+02:00</published><updated>2005-09-27T20:22:06.303+02:00</updated><title type='text'>Bilan d'incompétence</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Ecrivain1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Ecrivain1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Voici déjà quatre mois que mon manuscrit "C'était l'année des C pour les chiens" a été envoyé aux éditeurs et il est temps, me semble-t-il, de faire un petit point quant aux résultats de cette requête.&lt;br /&gt;- 21 éditeurs contactés (19 parisiens, 2 provinciaux).&lt;br /&gt;- 16 réponses reçues à ce jour.&lt;br /&gt;- 6 lettres types dans le style "&lt;em&gt;nous vous remercions...malheureusement... bonne chance...distinguées.&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;- 3 lettres que j'appellerai les "&lt;em&gt;oui mais non&lt;/em&gt;" plus vexantes que motivantes qui vous disent qu'ils ont déjà beaucoup de difficultés à publier leurs coups de coeur alors c'est pas pour publier des écrits vains.&lt;br /&gt;- 4 lettres "voie de garage" du genre "&lt;em&gt;vous vous êtes trompée de crémerie&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;- 2 lettres sincères et rigoureuses où l'on sent bien que le comité de lecture à mouillé la chemise en lisant mon manuscrit (autant les citer, il s'agit des Editions Robert Laffont et du Dilettante).&lt;br /&gt;On peut donc conclure que seulement 12% des éditeurs prennent la peine de lire les manuscrits qu'on leur envoie ou alors que 12% des comités de lecture prennent le temps de répondre de façon individuelle à chaque postulant.&lt;br /&gt;Sachant que 9 manuscrits sur 10 sont refusés, on peut bien entendu imaginer la somme de travail que cela représente en terme de secrétariat mais qu'elle goutte d'eau financière comparée aux 1 million d'euros investi par Fayard pour soutirer Houellebecq à Flammarion!&lt;br /&gt;Toutes ces réponses n'ont malgré tout pas réussi à me convaincre d'arrêter ma démarche d'aspirante romancière!&lt;br /&gt;Le magazine Marie-Claire lance ces jours-ci un grand concours littéraire et, heureux hasard, le thème du manuscrit à leur adresser est exactement celui du mien! J'espère cette fois là ne pas passer inaperçue!&lt;br /&gt;De toutes les manières, le seul mot d'ordre est de continuer à regarder la ligne bleue des Vosges en restant concentrée sur l'objectif. Mon second manuscrit est déjà entamé et j'attaque dans un mois des cours d'écriture en atelier .&lt;br /&gt;Qui a dit que l'espoir faisait vivre?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112766304438869417?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112766304438869417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112766304438869417' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112766304438869417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112766304438869417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/09/bilan-dincomptence.html' title='Bilan d&apos;incompétence'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112672885255462293</id><published>2005-09-14T21:59:00.000+02:00</published><updated>2005-09-18T21:11:39.583+02:00</updated><title type='text'>Cent ans de solitude, un mois de plénitude.</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/DSC01600bis.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 162px; CURSOR: hand; HEIGHT: 251px" height="231" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/DSC01600bis.jpg" width="165" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/cent%20ans1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="233" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/cent%20ans1.jpg" width="141" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Lire le bon livre au bon endroit, voilà un moment de grace à savourer. C'est toutefois un challenge souvent difficile à tenir. On se retrouve parfois avec une oeuvre, aussi bonne soit-elle, incongrue. J'ai eu cette chance en Equateur d'avoir entre les mains LE livre de la situation.&lt;br /&gt;Avant de partir, j'hésitais entre un Zola ou un Balzac en me disant qu'un bon classique c'est un peu comme choisir son plat préféré au restaurant, sans risque. Et puis ce ara qui me faisait de l'oeil a fini par l'emporter sur les paysages normands façon Monet ou Poussin. J'ai d'ailleurs vu le vol majestueux de cet oiseaux alors que je me trouvais dans une superbe piscine aux portes de l'Amazonie à Puerto Misahualli.&lt;br /&gt;Petit clin d'oeil du destin à une lectrice! Cette histoire picaresque contée par Garcia-Marguez nous ouvre les portes de fabuleux destins d'une même famille sur plus de cent ans. Les Buendia, famille fondatrice du village de Macondo au coeur de la forêt amazonienne, nous offrent le théatre de leurs vies, de leurs espoirs et de leurs deceptions. Comme j'ai aimé lire cette épopée aux accents de magie gitane en sirotant mon Puro (alccol local de canne à sucre pure titrant 60° vendu 1$ le litre) et en grignotant mes bananas fritas picante! J'avais la sensation d'être l'heureuse spectatrice d'une fresque picaresque aux mille couleurs.&lt;br /&gt;La douce torpeur qui règne dans l'Oriente (partie de l'Equateur où se trouve la forêt amazonienne) est parfaitement retranscrite dans ce livre. La moiteur, les cris de bêtes, l'ennui, la lenteur, l'alcool, le retour des instincts bestiaux tout y est et tout me ramène à ce merveilleux voyage que je me prépare à vous conter dans un blog spécial un peu à part de celui-ci que je souhaite réserver à la littérature. Un polytechnicien croisé dans la jungle m'a dit en voyant mon livre à la main (on fait de ces rencontres parfois!) que c'était bien là le seul bon livre de Gabriel Garcia-Marquez. Que toutes ses autres oeuvres, n'étaient que l'embryon ou la redite maigrelette de son principal écrit. Il faudra vérifier cela et à l'occasion lui rendre justice. Je m'en charge bien volontiers. En attendant, je me lance à pas comptés dans la découverte des ouvrages de la rentrée littéraire. A moi les Nothomb et autres Dantec, Houelbecq et Jardins si ma bibliothèque a pensé à vous, sans quoi je passerai mon chemin. C'est qu'y a les impôts pis les fonciers et tellement d'autres livres à lire dans ma bibliothèque!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112672885255462293?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112672885255462293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112672885255462293' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112672885255462293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112672885255462293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/09/cent-ans-de-solitude-un-mois-de.html' title='Cent ans de solitude, un mois de plénitude.'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112610710882443779</id><published>2005-09-07T16:57:00.000+02:00</published><updated>2005-09-07T17:31:48.830+02:00</updated><title type='text'>Il fallait bien rentrer !</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/galapagos%20sealion%20pm.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/galapagos%20sealion%20pm.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Ah! les vacances c'est fini... Ne restent que les souvenirs et un léger oscillement dans l'allure dû au tangage du bateau. Cela me donne un côté vieux loup de mer fort apprécié de mes collègues de bureau. Ne manque que le bonnet rouge pour être au top et un vol de pélican au-dessus de ma tête.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout mon voyage vous sera conté dans le détail dès que le temps me le permettra.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le décalage horaire n'aidant en rien ma rémission j'espère pouvoir redevenir moi même d'ici ce week-end. Un grand merci aux grand-frères pour leurs nombreux messages de soutien ! Quand on sort de la jungle après plusieurs jours c'est fou ce qu'on peut être heureux de savoir que quelques précieuses personnes pensent à vous!&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112610710882443779?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112610710882443779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112610710882443779' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112610710882443779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112610710882443779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/09/il-fallait-bien-rentrer.html' title='Il fallait bien rentrer !'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112314967065924488</id><published>2005-08-04T11:22:00.000+02:00</published><updated>2005-08-04T13:27:05.530+02:00</updated><title type='text'>Qui veut voyager loin ne ménage pas ses peurs...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/anac017.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="175" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/anac012.jpg" width="200" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 157px" height="157" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/jivaro22.jpg" width="136" border="0" /&gt;Elle est pas belle la vie ? Ben, c'est à dire qu'à sept jours de partir pour l'Equateur je me dis surtout qu'il faut être un peu con pour se jeter tête baissée dans tout ce qu'on déteste le plus au monde à savoir : les grosses bêtes qui font peur, les peuplades indigènes sans manières, la salubrité à faire damner un inspecteur Hygiène et Sécurité, la plus haute densité de chauffards au centimètre carré, une gastronomie proche de celle de &lt;a href="http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2005/08/02/44-pour-maigrir-faites-de-l-aveyron"&gt;l'Aveyron&lt;/a&gt;, absence totale de vin ou de breuvages délicats (au choix Aguardiente titrant 80° ou bière Ecuador à la pisse de lama), le reste est à découvrir... Etant donné que je quitte ce monde High Tech pour rejoindre l'univers Low Bricolo il va sans dire que mon Blog risque de se déssécher jusqu'à mon retour (si toutefois je retrouve la sortie) la semaine du 5 septembre 2005. &lt;p&gt;En attendant, mon absence ne doit surtout pas vous priver de commentaires. Cela me fera tellement plaisir de vous imaginer m'envoyer des posts alors que je serais en train de manger du bout des lèvres des fourmies citron ou un pauvre petit cochon d'inde sans défense. Si toutefois, vous constatez que la date du 5 septembre est largement dépassée et que mon blog en est resté là, je vous remercie au nom de la confraternelle des bloggeurs civilisés et à vous mes frères ainés &lt;a href="http://blogborygmes.free.fr/blog/"&gt;Saoul-Fifre et Tant-Bourrin&lt;/a&gt;, de bien vouloir envoyer vos dons à :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;CCP amicale des FARCS n° 137854449888333. Banque centrale de Médeline code Swift 537.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Votre générosité saura être récompensée à sa juste valeur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voilà, il est l'heure de se quitter, j'ai encore tout mon linge à vaporiser de répulsif avant de boucler le sac à dos et avec un masque à gaz et des gants c'est pas pratique...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112314967065924488?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112314967065924488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112314967065924488' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112314967065924488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112314967065924488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/08/qui-veut-voyager-loin-ne-mnage-pas-ses.html' title='Qui veut voyager loin ne ménage pas ses peurs...'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112265332498894579</id><published>2005-07-29T16:41:00.000+02:00</published><updated>2005-08-03T11:27:56.960+02:00</updated><title type='text'>Paranouilla et tutti quanti</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Ciel2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Ciel2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/big%20brother%20awards2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 213px" height="296" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/big%20brother%20awards2.jpg" width="160" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Les problèmes de sociétés sont comme autant de phénomènes de modes. Rappellez-vous des faits divers sur les tournantes qui peuplaient nos quotidiens et nos reportages télé il y a quelques mois. Bizarement on n'en parle dejà plus. Les tournantes auraient disparu avec la tendance espadrille de l'année dernière? On n'ose y croire...&lt;br /&gt;Puis ce fut le tour de la schizophrénie de devenir hyper tendance. Les hopitaux psychiatriques semblaient peuplés de barjots sanguinaires comme si ils s'étaient reproduits entre eux ou bien qu'ils avaient tous suivi le même engouement pour le crime gratuit. Hyper fashion les schizo! Et puis pouf abracadabra les toqués du bocal parti avec l'eau du bain pour laisser place à la PARANOÏA. Super les paranos! En plus là c'est légal voire même hautement conseillé afin d'être trendy en société.&lt;br /&gt;Vous pouvez bassiner les lecteurs avec vos angoisses à deux dragmes cinquante comme notre amie Sylvie Testud, obtenir le &lt;a href="http://www.bigbrotherawards.eu.org/"&gt;Big Brother Awards&lt;/a&gt; comme le très méché Ministre Philippe Doutes Blazés ou encore jouer à donf l'intelligentsia parisienne en achetant le numéro de Juillet du &lt;a href="http://www.magazine-litteraire.com/"&gt;Magazine Littéraire&lt;/a&gt;. Vous surferez sur la vague du vogue à l'âme et ferez des envieux.&lt;br /&gt;Et oui tout fout le camp ma brave dame. On nous dépossède de tout! Nos défauts intimes sont mis à l'honneur et jetés en pature aux médias. Bientôt qu'on nous encouragerait à consulter des spécialistes si on arrive toujours pas à se sentir concerné. Le normal devient l'anormal.&lt;br /&gt;Dernier rempart à la connerie : on vient de refuser à Guy Georges le droit de vendre ses mémoires à une maison d'édition. Sur que les éditeurs lui feront plus de courbettes qu'à moi...&lt;br /&gt;Après on parlera des problèmes de reinsertion des criminels.. Ah je vous jure!&lt;br /&gt;Comme on dit dans ma verte Normandie : "&lt;em&gt;Chacun dans son pré, les vaches seront bien gardées!&lt;/em&gt;" &lt;a href="http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2005/06/11/18-julie-la-grosse-cochonne"&gt;Julie&lt;/a&gt; qui s'en dedit!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112265332498894579?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112265332498894579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112265332498894579' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112265332498894579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112265332498894579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/07/paranouilla-et-tutti-quanti.html' title='Paranouilla et tutti quanti'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112246642472407240</id><published>2005-07-27T13:43:00.000+02:00</published><updated>2005-07-27T22:40:37.273+02:00</updated><title type='text'>C'était l'année des C pour les chiens</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Roman.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 203px; CURSOR: hand; HEIGHT: 268px" height="268" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Roman.jpg" width="134" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; L'un ou l'une d'entre vous me souffle gentiment à l'oreille de donner ici quelques passages de mon fameux ou plutôt fumeux roman qui visiblement n'engendre pas pour l'instant les hourras hip hip hip tant attendu auprès des éditeurs parisiens.&lt;br /&gt;C'est un risque que je prends et après tout votre avis en la matière compte beaucoup pour moi puisqu'il s'agit de l'avis du lecteur et c'est bien là l'essentiel. Ma grande question après "Dieu existe t'il?" et "A quoi ça sert la vie?" c'est "Ai-je un lectorat à défaut d'avoir un éditeur?". Je vous en laisse seul juge.&lt;br /&gt;Le titre du roman est "C'était l'année des C pour les chiens" et j'avais choisi la photo de ce dalmatien assez représentatif du roman pour en faire la couverture. Allez c'est parti !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"(...) Après avoir adressé quelques candidatures spontanées à l’aveuglette, je reçus une réponse et une seule de la part d’une maison d’édition multidisciplinaire. J’y arrivais donc au printemps pour y revêtir l'inéluctable statut de stagiaire. J’assistais l’assistante du service de presse, qui elle-même assistait deux attachées de presse qui assistaient une foultitude d’auteurs en détresse affective. La jeune femme était plaisante, jolie, pleine d’énergie et toujours prête à me livrer malheurs intimes et conflits professionnels. Quand elle avait choisi son heure de confession elle s’entortillait avec maniaquerie autour de l’index un cheveux patiemment choisi, qu’elle finissait toujours par arracher d’un coup sec notifiant ainsi la fin de la conversation. Elle auscultait en sourcillant le fruit de sa capture d’un œil inquisiteur. De la taille du bulbe ainsi obtenu, dépendait son humeur de la journée.&lt;br /&gt;Dans mon dictionnaire, ils appellent ça de la trichotillomanie.&lt;br /&gt;Avec ça ils disent qu’elle appartient à un groupe fermé qu’ils surnomment les Borderlines. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ça en fait des mots corrects et ronflants derrières lesquels on peut s’adosser !&lt;br /&gt;Avec autant de références, je me sentais flattée par ses égards, et me lovais sans trop d’effort dans le rôle de confidente. J’étais le premier récipiendaire de ses angoisses, elle venait régulièrement se décharger sur moi puis partait soulagée, le visage apaisé redevenu souriant.&lt;br /&gt;J’aimais bien me mettre de cette façon au service des autres.&lt;br /&gt;J’avais l’impression de servir à quelque chose de bien, d’accéder même à une dimension religieuse qui me plaçait au-dessus du lot. Je confondais béatifier et bêtifier, comme quoi c’est dingue la langue française. Ça vous ferait prendre vos vessies pour des lanternes à une lettre près. Comme quoi un bon dico c’est autant d’expériences acquises sans les avoir vécues.&lt;br /&gt;Les gens disaient d’elle qu’elle avait les dents si longues qu’elles en raillaient le parquet.&lt;br /&gt;Ne connaissant pas l’expression, j’avais aussitôt eu recours à mon recueil de mots rangés par ordre alphabétique.&lt;br /&gt;Railler : Se moquer, tourner en ridicule.&lt;br /&gt;Parquet : 1. Assemblage de planches 2. Ensemble des magistrats qui exercent les fonctions du ministère public.&lt;br /&gt;La locution restait quand même fort mystérieuse. Se moquer de planches de bois ou tourner en dérision un lot de fonctionnaires tout ça avec les dents ça sentait l’énigme insoluble un peu comme le « poteau rose » ou « rendre l’appareil ».&lt;br /&gt;Tout cela lui conférait une strate supplémentaire à son aura naturelle.&lt;br /&gt;Mon stage était prévu pour trois mois et, n’étant pas rémunérée, j’avais obtenu le droit d’acquérir gracieusement un livre par mois travaillé. Le premier qui me fut offert, sans qu’aucun choix de ma part n’ait pu s’exercer, racontait la sombre histoire d’une prostituée lesbienne contrainte de vendre son corps à des marins grévistes pour offrir une opération de la cataracte à sa mère.&lt;br /&gt;J’ai conservé ce livre comme cale pied bien pratique de ma table de nuit, c’est un peu comme qui dirait mon livre de chevet..." &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112246642472407240?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112246642472407240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112246642472407240' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112246642472407240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112246642472407240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/07/ctait-lanne-des-c-pour-les-chiens.html' title='C&apos;était l&apos;année des C pour les chiens'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112204356963226499</id><published>2005-07-22T15:56:00.000+02:00</published><updated>2005-07-22T16:46:09.653+02:00</updated><title type='text'>Retour de l'enfant prodigue</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/Bibliothek_MED2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/Bibliothek_MED2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Je sais, j'ai dis beaucoup de mal de Marc Lévy et encore je trouve que je suis plutôt restée sur la réserve à bien y regarder. Il reste vrai que j'ai tout de même conchié cet auteur et par là même son éditeur, coupable de répandre l'inculture autour de lui et maintenant mondialement par l'entremise de notre ami américain Steven Spielberg.&lt;br /&gt;Malgré cela Robert* ne m'en a pas tenu rigueur.&lt;br /&gt;Après lui avoir envoyé mon manuscrit, j'ai reçu de lui une jolie lettre:&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Votre manuscrit fait preuve d'un ton certain, d'un sens de l'humour et d'une légèreté qui donne envie de vous lire cependant les rebondissements ne se justifient pas et le lien qui les unit n'est pas très manifeste c'est pourquoi nous n'avons pas pu prendre une décision positive à votre égard..&lt;/em&gt;."&lt;br /&gt;Remontée par ce que m'avait dit ma consoeur de blog &lt;a href="http://clairwitch.free.fr/blog/"&gt;Clairwitch&lt;/a&gt; au sujet des réponses des éditeurs comme quoi je devais arrêter de me lamenter et plutôt m'estimer heureuse d'avoir des réponses formulées et non des lettres types, j'ai acceuilli cette missive comme un cadeaux presque un pardon de la part de Robert* qui en bon gars a balayé tous mes vilipendages sur son auteur fétiche.&lt;br /&gt;Toutefois, ça fait quand même un peu mal d'entendre parler de "rebondissements qui ne se justifient pas" surtout quand on a pris sur soi pour lire "Et si c'était vrai" et que l'évidence vous crève les yeux à coup de cutter. Il existe visiblement des définitions très différentes du mot "rebondissement" mais bon je vais pas faire ma relou puisque tout ça me permet de dire que et bien non, Marc Lévy et moi ne faisons pas parti du même monde, nous n'avons pas le même éditeur, ni le même dictionnaire personnel et ça, avant de partir en vacances, c'est toujours bien de remettre les choses à plat pour partir d'un bon pied.&lt;br /&gt;Blague à part, un grand merci au service des manuscrits qui prend la peine de répondre à chacun pour nous permettre de progresser et continuer d'espèrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Robert Laffont&lt;/em&gt; (ndlr)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112204356963226499?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112204356963226499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112204356963226499' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112204356963226499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112204356963226499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/07/retour-de-lenfant-prodigue.html' title='Retour de l&apos;enfant prodigue'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112120261214284609</id><published>2005-07-12T20:49:00.000+02:00</published><updated>2005-07-13T10:49:35.830+02:00</updated><title type='text'>Lecture de Toussaint</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/kitchen.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/kitchen.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Avec un prénom pareil, on s'attend à avoir la frite, et à faire tourner les serviettes et puis, on se retrouve avec un texte sans fioritures où la douloureuse question de la mort de l'autre y est abordée de diverses manières. Le contraste entre cette écriture épurée jamais hurlante et l'horreur du deuil de l'être aimé : grand-mère, parents, frère, petit et petite ami(e), vous glace et marque un moment de rupture avec son quotidien. On se retrouve là dans la chaleur de juillet avec un livre couleur d'automne à la frontière entre la mort et le désir de survie. L'histoire de Mikage déjà orpheline, perdant son ultime repère, sa grand-mère, se retrouvant hébérgée chez Yûichi orphelin de mère nous montre que la vie de chacun est faite de parenthèses, de petits moments de bonheur simple et de grands épisodes de solitude amère. C'est beau, jamais triste.&lt;br /&gt;Banana Yoshimoto ne tire jamais trop sur la cordelette des larmes et laisse délicatement entrevoir que peut-être, si on le veux vraiment, la vie est toujours là, suspendue à un fil auquel il sera toujours possible à tout moment de se raccrocher.&lt;br /&gt;Un bon outil anticanicule qui rafraichit et remet les idées en place.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112120261214284609?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.yoshimotobanana.com/' title='Lecture de Toussaint'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112120261214284609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112120261214284609' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112120261214284609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112120261214284609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/07/lecture-de-toussaint.html' title='Lecture de Toussaint'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-112016832558517108</id><published>2005-06-30T21:58:00.000+02:00</published><updated>2005-06-30T23:55:33.470+02:00</updated><title type='text'>Floride : 1 - Californie : 0</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/gros%20probleme2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/gros%20probleme2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/maupin2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 97px; CURSOR: hand; HEIGHT: 151px" height="198" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/320/maupin2.jpg" width="134" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quelles différences existe-t'il entre Miami et San Francisco ?&lt;br /&gt;Autant qu'entre Dunkerque et Loon-plage me direz-vous?&lt;br /&gt;C'est exact mais ce serait ignorer quantité de particularités propres à chacun de ces états :&lt;br /&gt;Nombre de hippies au mètre carré, cable cars, collines, 49ers et Dolphins, ponts supendus, quantité de boîtes gays ?&lt;br /&gt;Il y a bien quelques points de dissension mais la plus belle et plus flagrante différence réside dans la qualité de ses chroniqueurs.&lt;br /&gt;A l'ouest, Armistead Maupin chroniqueur du &lt;em&gt;San Francisco Chronicle&lt;/em&gt;. A l'est, Dave Barry chroniqueur du &lt;em&gt;Miami Herald&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;A ma gauche, un écrivain tête de gondole à la FENAC pour qui on écrit en quatrième de couv' qu'il s'agit d'un "livre culte". A ma droite, le prix Pullitzer 1988, inconnu en France, publié chez Pocket, rayon jeunes adultes, bien rangé entre "Si c'était vrai" de mon ami Marc Levy et les derniers ragots de Jean-Claude Brialy. Bref, une serviette abandonnée en pays torchons.&lt;br /&gt;Vous hésitiez justement à emmener les 5 volumes de Maupin consacrés à la delictueuse Frisco sur la plage des Dames à Noirmoutier?&lt;br /&gt;Vous vouliez jouer l'intello qui se détend les neurones entre un tube de crème titrant SPF 15 et un panbagna sauce crevettes sans pour autant vous fourvoyer en lisant le dernier opus de Paris Hilton?&lt;br /&gt;Et bien, une fois de plus, je vous économise du temps, de l'energie, de la place dans votre Delsey et de l'argent.&lt;br /&gt;Si il n'y a qu'un seul livre cet été c'est"Gros Problème" de Dave Barry et rien d'autre.&lt;br /&gt;Un "Gros problème" pour une Grande solution.&lt;br /&gt;Du pragmatisme me demandez-vous? Y a pas de mal.&lt;br /&gt;Maupin écrit comme un pied. Je me suis surprise à maintes reprises à hausser les sourcils tout en affaissant ma bouche (signe d'étonnement et de mépris).Maupin nous ballade dans San Francisco et en même temps on ne voit rien de la ville sinon ses clubs et saunas branchouilles, ses personnages entremèlent leur vie et parfois leurs corps comme dans un mauvais Lelouch (ou devrais-je dire comme dans un Lelouch).&lt;br /&gt;Tout juste bon à lire pour quelques pucelles isolées en pays Creusois pour qui le rêve américain veut encore dire quelque chose.&lt;br /&gt;En même temps c'est un bon condensé des bonnes vieilles blagues d'antan qui, sans Maupin, auraient pu tout à fait tomber en desuétude.&lt;br /&gt;Rien à rajouter.&lt;br /&gt;Par contre Dave Barry ! Vous l'aurez compris, je le place à la droite de Gary Larson dans mon coeur. Ce type est drôle et brillant et dépeint comme nul autre humoriste les travers de l'américain moyen cranant dans sa KIA en plastique.&lt;br /&gt;Qui mieux que lui peut faire mouche à chaque phrase? Son roman est abracadabrant et je ressens mille fois mieux l'ambiance Red neck du bayou que celle de l'Up town New Age de San Francisco.&lt;br /&gt;Alors cet été, un conseil soyez plus bandanas que string en macramé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-112016832558517108?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.davebarry.com/' title='Floride : 1 - Californie : 0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/112016832558517108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=112016832558517108' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112016832558517108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/112016832558517108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/floride-1-californie-0.html' title='Floride : 1 - Californie : 0'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111998349090867561</id><published>2005-06-28T19:51:00.000+02:00</published><updated>2005-06-30T13:48:12.796+02:00</updated><title type='text'>Dédicassepieds !</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/levy011.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/levy011.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/1600/719052,property=imageData.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 105px; CURSOR: hand; HEIGHT: 204px" height="214" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3545/1178/200/719052%2Cproperty%3DimageData.jpg" width="122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Arpentant (comme à mon habitude les jours de RTT) les allées de la FNAC, je fus saisie brutalement d'un doute absurde.&lt;br /&gt;Pourquoi ne suis-je pas dans cette queue serpentant entre les livres?&lt;br /&gt;Il y avait en effet, aujourd'hui autour de 16h30, une file indienne d'une cinquantaine de mètres, composée d'hommes et de femmes manifestement là pour la même cause.&lt;br /&gt;Ma parano l'emporte et je me dis :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;" Tiens, une séance de dédicace ou une rencontre d'auteur et je ne suis pas au courant?"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je ressens alors ce que peux ressentir le vacancier roulant sur une autoroute fluide alors qu'en face les bouchons se profilent à perte de vue... Là, on doute, on se dit que c'est pas normal, qu'on est a contresens un peu comme si on était sorti du trait en faisant son coloriage.&lt;br /&gt;Visiblement, j'étais la seule à avoir décidé ce jour, cette heure, de venir acheter le fameux dictionnaire des injures du nom moins déléctable Robert Edouard tandis qu'un nombre non négligeable d'accros s'étaient passés le mot pour venir à la FNAC des Ternes rencontrer leur idole.&lt;br /&gt;C'est là que, poussée par mon irrévocable curiosité, j'aperçois la coupe sentier de mon ami Marc Lévy.&lt;br /&gt;Marc Lévy dédicaçant son dernier livre "Vous revoir".&lt;br /&gt;Moi, j'aurais plutot du mal à "vous relire" cher Marc!&lt;br /&gt;Non, je plaisante, j'aime beaucoup Marc Lévy et son petit air de Bouvier des Flandres privé de joujou et de susuc.&lt;br /&gt;La preuve par neuf ?&lt;br /&gt;Je ne me suis même pas servie de mon tout nouveau dictionnaire pour lui lancer une petite vanne!&lt;br /&gt;Exemple page 494 :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Va donc, eh, vomissure! " Se dit dans le même sens que crachat à un individu qu'on ne peut pas digérer, qui nous "sort par les yeux" que l'on rejette, que l'on vomit... Riposte classique :&lt;br /&gt;"Avant de me vomir, essaie donc de me bouffer, toi qui as une si grande gueule!"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;A bon entendeur salut !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111998349090867561?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111998349090867561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111998349090867561' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111998349090867561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111998349090867561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/ddicassepieds.html' title='Dédicassepieds !'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111954130655468654</id><published>2005-06-23T16:58:00.000+02:00</published><updated>2005-06-23T17:41:46.576+02:00</updated><title type='text'>Coup bas II. Le retour</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.ledilettante.com/images/photo_accueil3.jpg" /&gt; Je ne sais plus quel savant écrivain ou scientifique de renom avait sorti un jour que le hasard n'existait pas  ? Belle trouvaille qui n'est pas faite pour rassérener ma parano légendaire. Et oui, pour tout vous dire (mais allez vous seulement me croire ?), aujourd'hui j'ai reçu de nouveau la réponse d'un éditeur.&lt;br /&gt;Négative, cela va sans dire...&lt;br /&gt;Vous ne devinez pas le nom de cet éditeur?..&lt;br /&gt;Allons, un petit effort ! Pour trouver la réponse c'est simple. Ceux d'entre vous qui ont lu mon article sur Lolita Pille et la réponse de Grasset qui s'en suivie vont faire tilt tout en se disant "Bon sang, c'est pas possible!!"&lt;br /&gt;Et bien oui, c'est possible. Tristement possible et je n'y vois là aucun fait du hasard.&lt;br /&gt;Après avoir un peu brocardé Ana Gavalda, son éditeur Le Dilettante répond aujourd'hui à mon manuscrit en ces termes :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Nous n'avons pas été sensibles à votre ton qui se veut caustique et drôle mais reste sans effets. Les poncifs rendent la mécanique trop voyante et on ne marche pas..."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, c'est signé : Alain Bastier (sans doute un sado maso à tendance suicidaire).&lt;br /&gt;Alors, voilà, le hasard n'existant pas que dois-je conclure de cette douloureuse situation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Que je ne dois critiquer que les auteurs dont les éditeurs ne figurent pas dans ma liste (pense bête: &lt;em&gt;lire le livre de Jean-Pierre Foucault aux Editons N°1 et ne pas manquer d'en faire une critique. Lire le petit Robert et tous les livres d'art de chez Taschen. Conséquences : immunité éditoriale&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;2- Que les éditeurs parisiens ont une balance chargée de détecter les blogs véhéments à leur encontre?&lt;br /&gt;3- Qu'il faudrait que j'arrête d'écrire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel sadisme quand même de me dire à moi qui me raccroche à la dérision comme un alpiniste à son piolet que mon humour est aussi drôle et profond qu'une blague carambar!&lt;br /&gt;Ah Alain, tu me deçois toi aussi mais vas (je ne te hais point) rejoindre Bernard dans la gêole de mes acidités gastriques. La place y est chaude et toute aussi acceuillante que ta missive sans coeur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111954130655468654?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111954130655468654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111954130655468654' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111954130655468654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111954130655468654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/coup-bas-ii-le-retour.html' title='Coup bas II. Le retour'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111938284518909283</id><published>2005-06-21T21:17:00.000+02:00</published><updated>2005-06-21T21:42:32.740+02:00</updated><title type='text'>Guillontinez-le !</title><content type='html'>&lt;img style="WIDTH: 194px; HEIGHT: 220px" height="252" src="http://www.caveau.fr/images/3guillon.jpg" width="208" /&gt; L'impétuosité n'a pas que du bon et l'arrogance ne scie bien qu'à ceux qui la maitrisent à bon escient. Stéphane Guillon n'a guère que le talent du charognard.&lt;br /&gt;Ce collabo de l'audimat se sert des miettes des autres pour en faire sa ripaille.&lt;br /&gt;Tout cela n'intéresse que lui et quelques persifleurs sans envergure.&lt;br /&gt;Grand bien leur fasse. En tout cas je ne participerai certes pas à enrichir les bancs des spectateurs de son nouveau spectacle qui, entre nous soit dit, est bradé sur billetreduc depuis 15 jours. Les diatribes ça s'apprécie mieux en salle d'attente en lisant Voici qu'en deboursant 24 euros pour assister au maniement du vitriol par un amateur.&lt;br /&gt;S'il voit ça, Desproges doit avoir des envies de vengeance...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111938284518909283?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111938284518909283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111938284518909283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111938284518909283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111938284518909283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/guillontinez-le.html' title='Guillontinez-le !'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111934457996737321</id><published>2005-06-21T10:53:00.000+02:00</published><updated>2005-06-21T19:04:02.343+02:00</updated><title type='text'>Crache la ta Gavalda !</title><content type='html'>&lt;img style="WIDTH: 188px; HEIGHT: 290px" height="367" src="http://perso.wanadoo.fr/mondalire/Images/photos/je%20voudrais.jpg" width="295" /&gt; &lt;img style="WIDTH: 170px; HEIGHT: 290px" height="368" src="http://images-eu.amazon.com/images/P/2290340782.08.LZZZZZZZ.jpg" width="141" /&gt;Il est de certains livres comme de certaines grosses productions américaines. On se dit que non, non, non on ne vous y prendra pas à débourser 10 euros pour aller vous compromettre dans cette pompe à fric denuée d'interêt culturel. De la soupe, comme on dirait vulgairement.&lt;br /&gt;C'est, je dois l'avouer, un peu ce que je ressentais vis à vis d'Anna Gavalda.&lt;br /&gt;Je me disais, tiens, encore une romancière de gare. Une pondeuse de bouquin pour tenir la distance Paris St Lazare-Gisors en micheline.&lt;br /&gt;J'ai freiné des quatre fers (c'est le cas de le dire) pendant sacrement longtemps.&lt;br /&gt;J'ai sans sourciller laissé paraître chacun de ses romans aux éditions J'ai Lu, pas par soucis d'économie, juste parce que j'en avais fichtrement rien à faire. Et puis, un drôle de jour, parcourant les allées alléchantes de la Fnac, je la vois qui me nargue avec ses couvertures de hall de gares.&lt;br /&gt;Ca tombait mal, je n'avais ni train, ni avion à prendre... Cependant, la conscience est traitre à ses heures, elle m'a laché ce jour là me laissant m'emparer de ces 2 bouquins.&lt;br /&gt;Comme on se retrouve à acheter des préservatifs en pharmacie, je passais à la caisse avec le rouge aux joues, l'air assez vaguement détaché ...&lt;br /&gt;J'ai commençé par lire "Je l'aimais". Je l'ai pas aimé dutout.&lt;br /&gt;J'ai découvert, un auteur qui arrive à sortir un détail, une anecdote d'une vie (aussi douleureux soit-il) pour en faire un roman. C'est assez reussi à ce titre mais qu'est-ce-qu'on s'y ennuie!&lt;br /&gt;Cette femme largué par son mari, qui se retrouve avec son beau-père pour ressasser des souvenirs périmés moi, ça me colle le moral dans les Converse et en plus ça ne m'interesse pas.&lt;br /&gt;Autant vous dire que cela m'a conforté dans mon idée de la Gavalda de pacotille...&lt;br /&gt;Et puis, pour enfoncer le clou, je me suis mise à lire son recueil de nouvelles "J'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part".&lt;br /&gt;J'aime assez les titres à rallonge.&lt;br /&gt;Dejà toute petite, je voulais à tout prix lire le roman de Perec intitulé "Quel petit vélo rouge à guidon chromé au fond de la cour ?"...&lt;br /&gt;Et bien ma théorie est que les titres à rallonge sont de bon augure, ils présagent d'une bonne et sereine lecture.&lt;br /&gt;Moi qui voyais les nouvelles comme des romans avortés, je dois bien avouer qu'elle m'a bluffé la Gavalda.&lt;br /&gt;Je me suis prise d'affection pour cette grande fille toute simple mais pétrie de talent.&lt;br /&gt;Ces nouvelles m'ont replongé dans mon enfance provinciale avec les nanars du cru, les ambiances de village et les qu'en dira t'on. Quel humour, quelle maitrise de la langue et du style. Elle m'a conquis. Tout bonnement emballé.&lt;br /&gt;Serait-elle plus douée pour les nouvelles que pour les romans? Pour vous le dire et affiner ma théorie, il faudrait que je mette à lire son dernier roman "Ensemble, c'est tout". Pour le coup on passe de 224 pages à 608 et je ne peut pas dire si il y a eu du delayage dans l'air.&lt;br /&gt;En attendant, je suis bien heureuse d'avoir en coup de coeur cette grande blonde.&lt;br /&gt;Et si j'avais un problème avec les écrivaines brunes ?...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111934457996737321?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111934457996737321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111934457996737321' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111934457996737321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111934457996737321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/crache-la-ta-gavalda.html' title='Crache la ta Gavalda !'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111909215987792136</id><published>2005-06-18T12:23:00.000+02:00</published><updated>2005-06-18T13:17:45.910+02:00</updated><title type='text'>Mega Bookcrossing à Paris !!</title><content type='html'>&lt;img style="WIDTH: 257px; HEIGHT: 250px" height="564" src="http://www.urbis.org.uk/pictures/bookcrossing016.jpg" width="709" /&gt; Aujourd'hui samedi 18 juin à partir de 16h00, les fans de littérature et nostalgiques de la chasse au trésor sont invités à venir au Parc Montsouris dans le 14ème afin de se lancer dans l'aventure du bookcrossing. Quesaquo me direz vous ?&lt;br /&gt;C'est simple: l'idée nous vient des States (pour une fois un effet non pervers de la mondialisation).&lt;br /&gt;Vous êtes désireux de faire partager votre goût pour la littérature mais vos amis, collègues de bureau, parents sont absorbés par des taches moins nobles (visionage de la Ferme célébritées, écoutage des grosses têtes, ménage, sieste, bricolage etc). Vous êtes là avec vos petits livres et votre envie toute seule.&lt;br /&gt;Le bout du tunnel n'est pas loin. Vous allez vous inscrire sur le site américain &lt;a href="http://www.bookcrossing.com"&gt;http://www.bookcrossing.com&lt;/a&gt; (c'est gratuit et vraiment facile).&lt;br /&gt;Après, vous choisissez un livre dans votre bibliothèque. Un livre que vous êtes psychologiquement prêt à affranchir. Vous l'enregistrez sur le site, on vous donne un numéro que vous devrez inscrire sur le livre.&lt;br /&gt;Vous pouvez mettre un petit mot d'accompagnement du type " &lt;em&gt;j'ai bien aimé ce bouquin, vous pouvez aller sur le site truc machin puis donner le numéro de référence de ce livre qui est le xxxx et me donner vos impressions de lecteur. blablablabla..."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Vous le lachez dans la nature, par exemple à l'occasion d'un megabookcrossing comme aujourd'hui.&lt;br /&gt;Soyez ingénieux mais ne l'enfouissez pas non plus dans une poubelle...&lt;br /&gt;Vous guettez, l'air de rien. Après quelques temps (que je ne vous souhaite pas trop long) une personne trouvera votre livre et qui sait partira avec vers des contrées lointaines. C'est un échange anonyme et sympathique.&lt;br /&gt;Ce qui est drôle c'est de voir après coup (le site servira de GPS) où est parti votre livre dont le destin maintenant sera de passer de mains inconnues en mains inconnues.&lt;br /&gt;Alors à tout à l'heure Parc Montsouris, 16h00!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111909215987792136?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111909215987792136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111909215987792136' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111909215987792136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111909215987792136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/mega-bookcrossing-paris.html' title='Mega Bookcrossing à Paris !!'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111883314829820717</id><published>2005-06-15T12:43:00.000+02:00</published><updated>2005-06-15T12:59:08.303+02:00</updated><title type='text'>La véritable raison de l'extinction des dinosaures</title><content type='html'>Et oui, je sais bien, cela fait plusieurs jours que je n'écris plus de critique de livre et c'est juste par faute de temps. En attendant mon prochain post, je me permets de vous faire découvrir le plus grand humoriste du monde à mes yeux, j'ai nommé le célèbre Gary Larson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="WIDTH: 216px; HEIGHT: 262px" height="422" src="http://www.kidsgrowth.com/images/dinosaur.jpg" width="353" /&gt;Si certains ont des inédits dans leurs tiroirs, je les incite à me les faire partager. Pendant ce temps, je file chez Bernard Grasset, pas pour lui toucher deux mots de ma déception (bien que le coeur m'en dit) mais juste pour récupérer mon manuscrit (il manquerait plus que cela lui serve de petits bois pour l'hiver).&lt;br /&gt;Je tacherai de rester digne même si je sents par avance mes baskets retrecir et mon poul s'accélérer.&lt;br /&gt;Bonne journée!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111883314829820717?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111883314829820717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111883314829820717' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111883314829820717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111883314829820717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/la-vritable-raison-de-lextinction-des.html' title='La véritable raison de l&apos;extinction des dinosaures'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111843899152621020</id><published>2005-06-10T23:27:00.000+02:00</published><updated>2005-06-10T23:31:45.616+02:00</updated><title type='text'>Bon week-end !</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.pnc.com.au/~talley/images/Larson.jpg" /&gt; Même les plus accros au travail on le droit de faire une pause.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111843899152621020?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111843899152621020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111843899152621020' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111843899152621020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111843899152621020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/bon-week-end.html' title='Bon week-end !'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111833427419549755</id><published>2005-06-09T18:20:00.000+02:00</published><updated>2005-06-15T20:37:30.586+02:00</updated><title type='text'>Première Ligne, premier bonheur</title><content type='html'>&lt;img style="WIDTH: 178px; HEIGHT: 199px" height="449" src="http://olivier.roller.free.fr/laclavetine1.jpg" width="361" /&gt; Vous qui êtes des lecteurs assidus, papivores bibliophiles soignant leurs maux avec les mots des autres, vous comprendrez sans heurts l'immense joie que représente la découverte d'un nouvel écrivain de talent. C'est avec voracité que l'on se goinfre du talent de l'autre. On guette, le crayon à la main afin de souligner la phrase, le mot, le passage qui nous touche et qu'on aimerait dans nos rêves pouvoir se souvenir pour toujours. On se sent compris, entendu dans notre solitude de lecteur. On est comme l'enfant qui vient de rencontrer un tout nouveau copain et qui sait intimement que cette amitié là va compter dans sa vie.&lt;br /&gt;Jean-Marie Laclavetine: son nom chantonne comme un guilleret petit ruisseau mais il est natif de la Garonne, fleuve ronflant et gouleyant.&lt;br /&gt;Laclavetine: Quel drôle de nom? Est-ce une clavicule ou un tocsin, une comptine ou un clavecin? Non, non c'est un savoureux moustachu d'Aquitaine, écrivain attachant et qui plus est membre du comité de lecture des Editions Gallimard.&lt;br /&gt;Oui, oui je sais, vous me voyez venir avec mes sabots dondaine oh! oh! oh! avec mes sabots!!&lt;br /&gt;Ben oui, je l'avoue, j'ai adressé mon manuscrit à ce monsieur mais c'etait juste avant de découvrir son roman "Première Ligne".&lt;br /&gt;Je m'étais dit en brave fille pétrie d'optimisme, que si toutefois Monsieur Laclavetine selectionnait mon roman et si d'aventure il était amené à me convoquer, il était assez judicieux de ma part d'avoir en mémoire au moins une de ses oeuvres.&lt;br /&gt;Alors, le brave petit soldat que je suis s'est executé et vas y que je file à la bibliothèque, rayon L, série LAC, il m'attendait les pages tendus vers moi "Première Ligne".&lt;br /&gt;Sortant fraichement du roman de Lolita Pille, je me suis dit "tiens, encore un roman sur la drogue".&lt;br /&gt;Heureusement, il n'en fut rien mais je pris comme un message divin la teneur de ce roman.&lt;br /&gt;Dès la dédicace, le décor est planté : "Aux écrivains anonymes"&lt;br /&gt;Il me parle, il m'a reconnu! Ouh ouh Jean-Marie, je suis là, mais si là derrière ta pile de manuscrit! C'est moi Chutney! Mais si boudiou, Chutney, 1973, rue Soufflot!&lt;br /&gt;Bon, visiblement, c'est pas encore ça!&lt;br /&gt;Au fil de la lecture, je me sens démasqué par l'auteur. L'histoire est celle d'un éditeur Cyril Cordouan fatigué de recevoir des manuscrits débiles d'écriveurs analphabètes. Un beau et surtout triste jour, un de ces auteurs maudits vient le trouver à son bureau et apprend par l'éditeur que son manuscrit est une daube et qu'il ne sera jamais publié.Désemparé, l'auteur anonyme sort une arme et se tire une balle dans la tête devant l'éditeur médusé.&lt;br /&gt;Cordouan décide alors de monter le club des auteurs anonymes (Les A. A) afin de les faire renoncer à l'écriture, pour qu'ils se desintoxiquent de cette drogue dure.&lt;br /&gt;Dans cette quête de purification, il trompera sa femme, sera lui même cocufié et finira par publier les torchons puerils qu'il avait toujours repoussé.&lt;br /&gt;On referme le livre, en se disant qu'on a fait là une bien belle découverte. Quelle plume, quelle intelligence, quelle finesse, les mots me manquent pourtant c'est pas mon genre de manquer d'arguments!&lt;br /&gt;En tant qu'écriveur moi même, Laclavetine me donne à apprendre l'humilité et que c'est beau quand il dit : "Ecrire n'est rien, j'ai essayé. Mais vivre?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111833427419549755?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111833427419549755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111833427419549755' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111833427419549755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111833427419549755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/premire-ligne-premier-bonheur.html' title='Première Ligne, premier bonheur'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111808856965190622</id><published>2005-06-06T21:41:00.000+02:00</published><updated>2005-06-08T21:00:52.756+02:00</updated><title type='text'>Coup bas</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.christinehenry.com/images/devantures/4_1facadepierrep.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;O rage, ô désespoir je viens de recevoir aujourd'hui ma toute première lettre de refus d'un éditeur.&lt;br /&gt;Premier d'une longue liste (18 manuscrits envoyés). La désillusion ne m'a cependant pas encore atteint car savez-vous de chez qui vient cet honteux refus ? De Bernard Grasset himself ! Il a dû tomber l'autre soir sur mon blog, voir ma critique acerbe du dernier roman de Lolita Pille et du coup me sanctionner sévèrement au risque de perdre un gros filon. Sacré Bernard, c'est pas beau la rancune !! Ca peut faire perdre beaucoup de sous. Mais oh ça non, je ne reviendrai pas sur ce que j'ai écrit! Tu peux bien me faire miroiter un contrat plaqué or, je ne cèderai pas ! Après tout, un éditeur qui publie Lolita Pille ne peut décemment pas avoir les idées claires.&lt;br /&gt;En plus, qu'est ce que c'est que cette lettre de la Direction Littéraire ? Même pas le courage de signer nommement ? Ben quoi t'as peur qu'on vienne te casser la goule à la sortie?&lt;br /&gt;On m'y annonce sans délicatesse ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Notre capacité d'acceuil en matière de fiction française est trop limitée pour que nous ne nous concentrions pas exclusivement sur les textes qui nous enthousiasment par leur force, leur originalité, leur style. En toute franchise, nous n'avons pas ressenti cet élan dans le cas présent."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;En d'autres termes :&lt;br /&gt;"On a dejà du mal à faire pondre Lolita Pille, la femme de Patrick Bruel, Frédéric Beigbeder et Gonzague Saint Bris, c'est pas pour publier un vieux poulet de batterie même pas introduit dans le milieu".&lt;br /&gt;Ok mon petit gars, je baisse pavillon mais tu viendras pas pleurer quand je serai éditée chez ton principal concurrent pendant que tu te taperas le enième navets de Mademoiselle Pille.&lt;br /&gt;Je fais ici la promesse solennelle de refuser tes avances si un beau jour tu veux me détourner de mon éditeur principal ! (enfin tout dépend du tarif, je ne suis pas butée, on peut discuter...)&lt;br /&gt;Enfin, voila mon Vietnam à moi, devenir écrivain à succès !&lt;br /&gt;Et comme dans toute guerre, y a des fois c'est pas juste.&lt;br /&gt;Sans rancune Bernard mais pas merci Bernard non plus!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111808856965190622?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111808856965190622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111808856965190622' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111808856965190622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111808856965190622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/coup-bas.html' title='Coup bas'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111806197045906820</id><published>2005-06-06T14:36:00.000+02:00</published><updated>2005-06-10T23:01:44.926+02:00</updated><title type='text'>Et si c'était pas vrai ?</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.mahj.org/img/02_en_ce_moment/img/romain_gary.jpg" /&gt; &lt;img src="http://www.droemer-knaur.de/pondus-mpdb/repository/autorenfotos/levy_marc.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;La curiosité est un vilain défaut dit-on. On devrait s'en souvenir plus souvent surtout quand au détour du kiosque d'un libraire on tombe en pamoison devant une couverture de magazine représentant son idole.&lt;br /&gt;En l'occurrence Romain Gary, mon écrivain adulé, the number one on my private list.&lt;br /&gt;Alors là je m'écrie, je m'insurge : quoi, comment, personne ne m'a prévenu de cette parution insensée ! Comme si mon statut de fan devait me donner le privilège d'être tenu au courant de tout ce qui peu ou prou sort dans la presse et ressemble de près ou de loin à du Gary... On peut toujours rêver, c'est pas interdit.&lt;br /&gt;Là, à cet instant précis, la fièvre de l'achat concurence la simple curiosité et pouf voilà comment on se retrouve à lire l'impensable :&lt;br /&gt;Page 16 : &lt;em&gt;Marc Lévy parle de Romain Gary&lt;/em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Alors là, les bras m'en tombent, je les ramasse et pars me jeter dans la seine. Pas d'autre issue, on vient visiblement d'arriver au niveau zéro de la foir'fouille rayon torchons et serviettes.&lt;br /&gt;Autant demander à Jordy ce qu'il pense de la neuvième symphonie opus 125 en ré mineur de Ludwig von Beethoven.&lt;br /&gt;Alors, comme pour se justifier l'écriveur apprenti journaliste met dans son chapo " &lt;em&gt;Marc Lévy, vilipendé par la presse littéraire gnagngagnga comme Gary lui aussi souvent méprisé par les critiques autorisés de son temps...&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;A quand deux prix Goncourt pour Marc Lévy et la légion d'horreur ?&lt;br /&gt;Si les deux ont été vilipendés par la presse, j'en connais au moins un qui l'a pas volé mais bon attention car il y a revirement de situation.&lt;br /&gt;Je commence à lire l'interview en me disant que le titre de la une est plus que prémonitoire "Romain Gary pas&lt;br /&gt;mort!" ouai mon gars mais là c'est bon, grace à toi si toutefois il etait pas encore tout à fait refroidi ben là tu viens de lui donner le coup de grace.&lt;br /&gt;Et bien, au fur et à mesure de ma lecture, je réalise non sans surprise que les questions du journaliste sont beaucoup plus stupides que les réponses de Marc Lévy mais à un point mes aieux qu'on se dit que c'est pas possible de filer la carte de presse à des nains de jardin pareils non mais dites donc!&lt;br /&gt;La preuve ? C'est même pas signé. Ca se trouve c'est Marc Lévy qui s'est posé des questions cons pour avoir l'air intelligent dans ses réponses!&lt;br /&gt;Des exemples, des exemples, des exemples!&lt;br /&gt;OK, je vous dois bien ça !&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Quels étaient les lecteurs de Gary autour de vous ?"&lt;/em&gt; (Ben y avait bien mon cousin Gaston et pis l'entrepeneur de pompes funèbres qui lisait sans cesse "la vie devant soi", pauv' nase !!)&lt;br /&gt;Une autre, une autre ! Bande de gros gourmands !&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;S'il y a une femme entre toutes dans la vie de Gary est-ce bien sa mère ?"&lt;/em&gt; ( psychologie de Monoprix!)&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Comment avez-vous perçu Gary ? Un auteur russe? Le mari de Jean Seberg?"&lt;/em&gt; (comme un écrivain qui préférerait continuer à être méprisé par la presse que de se retrouver impliqué dans ce genre de torchonnade à 4,50 euros). Ca fait cher la crotte!&lt;br /&gt;Amis poètes, fans de Gary, redressons la tête "Gary outragé! Gary brisé! Gary martyrisé! mais Gary libéré!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111806197045906820?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111806197045906820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111806197045906820' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111806197045906820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111806197045906820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/et-si-ctait-pas-vrai.html' title='Et si c&apos;était pas vrai ?'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111799264643413858</id><published>2005-06-05T18:40:00.000+02:00</published><updated>2005-06-05T19:49:43.473+02:00</updated><title type='text'>Lolita Pille ou Face de Rat</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.parutions.com/images/p1-image_1-4451.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;Bon ok je vous l'accorde, je m'étais fait emballer comme un jambon sous vide par son premier roman "Hell". Le charme du débutant, un livre étonnant pour une nénette Germanopratine. Je l'a vois une fois chez Ardisson avec son look faussement decontracté dans le genre "je m'habille chez Zadig et Voltaire pour descendre les poubelles". La mèche rebelle, la moue boudeuse on avait bien l'impression de l'avoir dérangé d'une de ses soirées Hyp. Je m'étais dit qu'elle ne manquait pas de culot de se la péter comme ça vu qu'on est des milliers la langue pendante devant les façades des éditeurs mais bon, un peu d'humilité...&lt;br /&gt;Ma radinerie m'avait recommandé de ne pas acheter son dernier bouquin "Bubble-Gum". Une belle économie qui m'aura permis un placement plus sûr (Adolphe de Benjamin Constant à voir en critique sous peu).&lt;br /&gt;De plus, mon délicat bibliothècaire l'ayant fait acquérir par la mairie de Paris, a permis sans le savoir à bien d'autres que moi d'éviter cet achat sinon inutile en tout cas déplacé. Je m'explique.&lt;br /&gt;Les mauvaises langues disent que c'est Beigbeder qui l'aurait aidé à écrire ce deuxième opus. Je pense plutôt qu'elle est seule responsable de cet embrouillamini à la Bret Easton Ellis en beaucoup plus mauvais.&lt;br /&gt;D'abord, c'est l'histoire d'une pauv' fille qui n'a pas eu la chance de naître à Neuilly mais à plouc ville, à Terminus plus exactement (combien de lignes de coke pour trouver ça?). Elle s'ennuie avec son vieux papa, tenancier d'un bar degeu. Un jour, elle décide de tout plaquer et de monter à la capitale. Elle est belle à crever et rêve de devenir mannequin. Bientôt la désillusion l'entraîne sur la pente savonneuse de la déroute et elle devient serveuse d'un bar ultra tendance et tendancieux. Pour son plus grand malheur, elle rentre dans la vie d'un type multimilliardaire (Derek mais attention pas le Derek de "On a tout essayé "!) qui s'ennuie le pauv' chéri et qui décide de ruiner l'existence de quelqu'un en l'occurrence, celle de notre petite serveuse cagole. Il lui monte un bateau du diable, lui fait croire que peu à peu elle devient une star adulée et pour ça il y met le paquet. Il engage des sosies de comédiens et de mannequins et elle est tellement biturée qu'elle ne se rend compte de rien. Et puis un jour, rideaux, Derek retire tout les décors de papier mâché et abandonne sur le pavé sa copine devenue épouvantail à moineaux. En se réveillant la pauv' fille cherche à comprendre, à retrouver sa vie de paillettes mais progressivement elle croit finalement avoir rêvé sa vie et sombre encore plus profond dans l'alcool et la drogue pour oublier qu'elle croyait s'être droguée. Tout le monde suit? J'en ai perdu en route?&lt;br /&gt;Ce n'est pas grave, une petite ligne et on repart.&lt;br /&gt;Pendant qu'elle est occupée à faire des fellations à de sales types dans un théâtre érotique craspek, Derek fomente d'autres projets. Il voudrait orchestrer la mort de son ex dulcinée.&lt;br /&gt;Mais la cagole n'est pas si bête, elle a l'alcool lucide la demoiselle et elle arrive à déjouer la manigance.&lt;br /&gt;C'est Derek qui paiera les pots cassés de cette histoire mais vu qu'il est milliardaire qui s'en soucie?&lt;br /&gt;Ben voilà, j'espère que vous êtes satisfaits! Je viens au bas mot de vous économiser 3 heures de lecture et peut être même 19 euros.&lt;br /&gt;Allez Lolita, pleurniche pas! Ton prochain livre on n'en dira pas de mal, on ne le lira pas!&lt;br /&gt;A chao&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111799264643413858?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111799264643413858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111799264643413858' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111799264643413858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111799264643413858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/lolita-pille-ou-face-de-rat.html' title='Lolita Pille ou Face de Rat'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111798906955794454</id><published>2005-06-05T18:31:00.000+02:00</published><updated>2005-06-05T18:33:09.206+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/192/6197/640/Chutney%20au%20telephone2.jpg"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 3px solid; BORDER-TOP: #000000 3px solid; MARGIN: 2px; BORDER-LEFT: #000000 3px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 3px solid" height="152" src="http://photos1.blogger.com/img/192/6197/320/Chutney%20au%20telephone2.jpg" width="234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chutney pris en flagrant delit de glande au boulot.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111798906955794454?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111798906955794454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111798906955794454' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111798906955794454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111798906955794454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/chutney-pris-en-flagrant-delit-de.html' title=''/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13418811.post-111790854793633470</id><published>2005-06-04T20:01:00.000+02:00</published><updated>2005-06-04T20:09:07.940+02:00</updated><title type='text'>Naissance en douceur</title><content type='html'>OUah ca y est, Chutney se réveille de sa longue léthargie pour vous abreuver de ses sarcasmes et autres délires nombrilistes.&lt;br /&gt;Les aspirations de Chutney sont simples : dormir, lire, écrire, écouter de la bonne musique et aimer son compagnon.&lt;br /&gt;Son ambition numéro un : devenir écrivain.&lt;br /&gt;Son luxe : rêver de tout et fuir autant que faire se peut la froide réalité du quotidien.&lt;br /&gt;Voilà mes petits amis! Tout un programme!&lt;br /&gt;Et si en plus, il y a un bon verre de vin qui traine, Chutney ne sait pas dire non.&lt;br /&gt;Le vice incarné.&lt;br /&gt;Si vous aussi vous rêver d'être édité un beau jour, vous pouvez me confier vos angoisses. J'ai les mêmes alors entre névrosés on peut se comprendre et s'encourager!&lt;br /&gt;Voyons la vie comme un roman!&lt;br /&gt;Biz bye&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13418811-111790854793633470?l=chutney75.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chutney75.blogspot.com/feeds/111790854793633470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13418811&amp;postID=111790854793633470' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111790854793633470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13418811/posts/default/111790854793633470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chutney75.blogspot.com/2005/06/naissance-en-douceur.html' title='Naissance en douceur'/><author><name>Chutney</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03018316245818514528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_G76j5VIocZE/SIxQ9l52eWI/AAAAAAAAADY/Iifi8UpNIas/S220/dos_vieil_homme_550px.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
